À Marseille, "40% des lits en réanimation" occupés par des malades du coronavirus

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A Marseille, 40% des lits de réanimation sont occupés par des "patients Covid". 3:03
A Marseille, 40% des lits de réanimation sont occupés par des "patients Covid". © AFP
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La ville de Marseille détient le record de France métropolitaine du taux d'incidence de la maladie le plus haut, à 281 cas pour 100.000 selon les autorités sanitaires. Invité d'Europe 1 samedi, le directeur adjoint de l'ARS PACA, Sébastien Debeaumont, a affirmé que la situation des hôpitaux était actuellement "tendue".
INTERVIEW

C'est toujours à Marseille que le taux d'incidence du Covid-19 est le plus haut. Dans la cité phocéenne, placée mercredi en alerte maximale, il y a 281 cas pour 100.000 habitants. "En fin de semaine dernière, l'évolution du taux d’incidence était en pause, pour la première fois depuis des semaines. Pour autant les indicateurs restent très dégradés, et largement supérieurs à la moyenne nationale ou à celle des autres territoires impactés", explique Sébastien Debeaumont, directeur adjoint de l'ARS PACA, invité d'Europe 1 samedi.

Comme ailleurs en France, le nombre de contaminations enregistré dans la région s'est emballé pendant l'été, la maladie touchant d'abord les 20-40 ans puis les aînés dans un second temps. "Aujourd’hui, l'augmentation du taux d’incidence chez les classes d'âge supérieures augmente de semaine en semaine", affirme Sébastien Debeaumont. Les seniors représentant la majorité des cas graves, les hôpitaux redoutent désormais le point de saturation.

40% des lits de réanimation sont occupés par des "patients Covid"

"On peut parler de situation tendue dans les hôpitaux. Le nombre patients ne fait que croître chaque semaine", souligne le directeur adjoint de l'ARS. D'après lui, 40% des lits de réanimation sont aujourd'hui occupés par des "patients Covid". Les autorités sanitaires avaient fixé le seuil d'alerte à 30%.

"Il ne faut pas s'opposer les uns aux autres. La responsabilité est collective et partagée", rappelle-t-il avant d'ajouter : "On va vivre durablement avec le Covid, ce n'est pas pour cela qu’il ne faut pas vivre. Mais il faut s’adapter à cette menace." La meilleure manière d'y arriver, dit-il, c'est de respecter scrupuleusement les gestes barrières, dans la sphère publique comme dans la sphère privée. 

Europe 1
Par Laetitia Drevet