A Dunkerque, l’hôpital submergé par une marée de contaminations au variant britannique

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Hôpital de Dunkerque coronavirus Maximilien Carlier/@Europe1 1:38
L'hôpital de Dunkerque est saturé face à la flambée du variant britannique. © Maximilien Carlier/@Europe1
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La région de Dunkerque est fortement touchée par le variant britannique du coronavirus. L’hôpital de la ville du Nord n’a plus aucune place en réanimation et doit régulièrement transférer des patients dans d’autres établissements. "C’est très compliqué, nous sommes face à une marée", s’alarme le responsable des urgences. 
REPORTAGE

Si la circulation du coronavirus se stabilise au niveau national, certaines régions continuent d’inquiéter. C’est le cas de Dunkerque, où le variant britannique provoque une flambée de cas. La préfecture a alerté la semaine dernière sur une situation qui s'est "dégradée brutalement", avec "un taux d'incidence de 515 cas pour 100.000 habitants, contre 384" la semaine précédente. 

Conséquence : l’hôpital de la ville se trouve totalement saturé. Europe 1 s’est rendu sur place. 

"On est au bout de ce qu’on peut proposer" 

Un patient sur deux qui entre à l’hôpital de Dunkerque est positif à cette souche mutante anglaise. "C'est très compliqué. On est clairement plus sur une vague, on est sur une marée. La digue que nous sommes, nous soignants, subit des pressions énormes", s’alarme Christophe Couturier, responsable des urgences de Dunkerque. 

"On est au bout du bout de ce qu'on peut proposer. Il faut que les Dunkerquois et l'ensemble des personnels du territoire aient un comportement exemplaire pour nous aider, sinon la plupart d'entre eux va finir ici", avertit le soignant.

Des malades plus jeunes  

Car l'hôpital est saturé, avec plus aucune place en réanimation. La solution : évacuer les malades, et il y en a beaucoup. "On a transféré à peu près 45 patients vers des services de réanimation depuis le 1er février, ce qui représente en 15 jours l'équivalent de trois mois de transfert en temps habituel", assure Justine Leibig, directrice générale par intérim du centre hospitalier. 

La situation est pire que lors de la première et de la deuxième vague, avec des malades plus jeunes, beaucoup de 45-60 ans et des clusters familiaux. Cette tension hospitalière coïncide avec la période de carnaval, selon le patron du Samu dans le Nord, qui en appelle à la raison. 

Face à cette situation, une campagne de dépistage est organisée jeudi et vendredi dans Dunkerque et sa région, avec des tests gratuits, sans rendez-vous et sans ordonnance.