Comment notre vue est "devenue une victime collatérale du confinement"

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En regardant trop longtemps de près, on finit par moins bien voir de loin, et devenir myope. 2:21
En regardant trop longtemps de près, on finit par moins bien voir de loin, et devenir myope. © AFP
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Pendant le confinement, nos yeux ont été exposés plus qu'à l'accoutumée aux écrans. Une augmentation du "temps de lecture de près" qui n'est pas sans conséquence sur notre vue, selon le président de l'Association nationale pour l'amélioration de la vue, Bertrand Roy, invité de "Sans Rendez-vous" ce mercredi.
INTERVIEW

Il invite vivement les Français à aller consulter. Après 55 jours à rester cloîtré chez soi pour lutter contre le coronavirus, "notre vue est devenue une victime collatérale du confinement", affirme au micro de "Sans Rendez-vous" le président de l'Association nationale pour l'amélioration de la vue (Asnav), Bertrand Roy. Télétravail, plateforme de VOD, jeux vidéo... Pour beaucoup d'entre nous, la moyenne de huit heures d'écran par jour chez les adultes a été largement dépassée pendant ces deux mois et demi. Une augmentation qui n'est pas sans conséquence pour nos yeux.

Regarder au loin pour continuer à voir... de loin

Les dalles de lumière bleue omniprésentes dans nos vies ont "boosté le temps de lecture de près", et encore plus ces derniers mois. Une distance trop courte qui va, à terme, se transformer en myopie. "Quand on regarde de près, on force sur les muscles de l’œil. Petit à petit il s'allonge et on devient myope." C'est pour cela que le spécialiste rappelle la recommandation de son association : "Une pause de 20 secondes toutes les 20 minutes pour porter son regard au loin."

Un million de personnes entre 16 et 24 ans n'ont jamais vu un ophtalmologiste

Si le confinement a peu de chances d'endommager durablement la vue d'une personne, puisqu'il n'a duré que 55 jours, Bertrand Roy estime toutefois que "c'est le bon moment pour aller faire un check up". Un contrôle important pour les adultes, mais aussi pour les enfants, même jeunes. "75% des parents pensent qu'il n'est pas utile de consulter un spécialiste avant 6 ans, mais il existe des maladies qui se développent avant." 

Et de rappeler également qu'un million de personnes entre 16 et 24 ans n'ont jamais vu un ophtalmologiste, alors "que les adolescents passent en moyenne 13 heures par jour devant les écrans".

Europe 1
Par Ugo Pascolo