Coronavirus : le rebond de l'épidémie, lié au refroidissement des températures ?

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L'épidémie de coronavirus reprend de l'ampleur dans toute la France. 1:38
L'épidémie de coronavirus reprend de l'ampleur dans toute la France. © VALERY HACHE / AFP
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Au micro d'Europe 1, Bruno Lina, membre du Conseil scientifique, explique que le refroidissement des températures favorise le rebond de l'épidémie. Dans cette configuration, "les efforts et les cassures de chaîne de transmission qu'on pouvait faire pendant la période où il faisait beau, ne sont pas suffisants", ajoute-t-il. 
INTERVIEW

Les chiffres donnent le vertige, et suscitent l'inquiétude des citoyens comme des professionnels de santé. Malgré de nouvelles mesures mises en place depuis plusieurs semaines, et malgré l'application par la grande majorité des Français des gestes barrières, l'épidémie de coronavirus ne cesse de reprendre de l'ampleur. Comment expliquer cette situation ? Parmi les multiples raisons, on pourrait notamment citer le refroidissement des températures, explique Bruno Lina, professeur de virologie au CHU de Lyon et membre du Conseil scientifique. 

"Une des hypothèses qu'on discute beaucoup à l'intérieur du Conseil scientifique est l'impact de la température", confirme-t-il au micro d'Europe 1. "Le problème qu'on a en France est partout en Europe et dans l'ensemble de l'hémisphère nord", poursuit-il. Or, "qu'est-ce qu'il se passe dans l'hémisphère nord ? On rentre dans la période de la fin de l'automne et du début de l'hiver".  

"Il faut qu'on soit encore plus vigilant"

"On avait identifié cette période comme une période cruciale", dit encore l'invité d'Europe 1. Mais jusqu'à présent, "on n'était pas en capacité de pouvoir vraiment comprendre l'impact qu'elle aurait puisqu'on avait jamais eu d'hiver avec ce virus dans l'hémisphère nord". Et d'ajouter : "on est en train de voir que la température un peu fraîche (...) favorise la retransmission".

Face à cette situation, "il faut qu'on soit encore plus vigilants, car les efforts et les cassures de chaîne de transmission qu'on pouvait faire pendant la période où il faisait beau, ne sont pas suffisants maintenant", conclut Bruno Lina. 

Europe 1
Par Antoine Terrel