Violences, menaces ou chantage... 361 maires ont été agressés en 2018, signale le JDD

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Des maires ont assisté, le 9 août, à l'hommage rendu à l'ex-maire de Signes, dans cette même ville.
Des maires ont assisté, le 9 août, à l'hommage rendu à l'ex-maire de Signes, dans cette même ville. © GERARD JULIEN / AFP
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Le "Journal du dimanche" a dévoilé, dimanche 11 août, des chiffres issus du ministère de l'Intérieur sur les agressions des maires. Violences physiques, menaces ou chantage, ces sont en progression entre 2016 et 2018. 

Alors que Jean-Mathieu Michel, ancien maire de la ville de Signes, est décédé lundi 5 août, après avoir été renversé par la camionnette dont il voulait verbaliser les occupants, le Journal du dimanche (JDD) a publié, dimanche 11 août, des chiffres inédits sur les agressions des maires en France.

S'appuyant sur une note du ministère de l'Intérieur du 8 août, le JDD révèle qu'en 2018, 361 maires et maires adjoints ont été victimes d'"atteintes volontaires à l'intégrité physique". Dans le détail, près de 60% de ces élus ont subi des menaces ou du chantage tandis que 40% ont été victimes de "violences physiques non crapuleuses".

En dehors de ces atteintes, 178 élus ont été la cible d'"outrages à dépositaires de l'autorité", précise le JDD, qui souligne aussi l'augmentation des agressions envers les élus, entre 2016 et 2018. 

"Au total, les élus victimes d'atteinte à l'intégrité physique et d'outrages étaient 317 en 2016 et 332 en 2017, soit une hausse de 5% par rapport à l'année précédente, hausse qui a été de 9% en 2018 par rapport à 2017", peut-on lire dans le JDD.

Moins de violences physiques mais plus de chantage et de menaces

Même si l'on observe une légère baisse des atteintes à l'intégrité physique des élus sur les sept premiers mois de 2019 (-2%) par rapport à la même période l'année précédente, les menaces et le chantage sont en hausse, avec une augmentation de 20%, en 2019. 

Lors des obsèques de Jean-Mathieu Michel, le président Emmanuel Macron a promis, par le biais ans d'un message lu par la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, de veiller "personnellement à ce que face aux incivilités et à la désagrégation chez certains du sens de l'État et de la Nation, la réponse soit toujours ferme, exemplaire et sans complaisance".