Macron loue la Vème République, qui "permet d'éviter la tyrannie de l'immédiateté"

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Emmanuel Macron s'est rendu jeudi à Colombey-les-Deux-Eglises
Emmanuel Macron s'est rendu jeudi à Colombey-les-Deux-Eglises © VINCENT KESSLER / POOL / AFP
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"Ce ne sont pas les péripéties du quotidien qui doivent décider pour une nation", a déclaré jeudi le chef de l'État, en déplacement à Colombey-les-Deux-Églises, faisant allusion à la crise provoquée par la démission de Gérard Collomb.

Emmanuel Macron a loué jeudi à Colombey-les-Deux-Églises la Constitution de 1958, notamment parce qu'elle permet au président d'"avancer" en évitant "la tyrannie de l'immédiateté", une allusion à la crise provoquée par la démission de Gérard Collomb.

"La force de cette Constitution, c'est qu'elle permet d'avancer", a déclaré le chef de l'État à des journalistes après avoir visité le village où vécut le général de Gaulle.

"La tyrannie de l'immédiateté, une absurdité contemporaine". La Constitution de la Ve République "permet d'éviter la tyrannie de l'immédiateté, qui est une absurdité contemporaine. Ce ne sont pas les péripéties du quotidien qui doivent décider pour une nation. Si on regarde tous les jours les péripéties du quotidien, tout ce qui se passe, les sondages, etc... on n'avance plus, on ne fait plus rien", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron avait déjà minimisé mercredi la portée de la démission de son ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, estimant "qu'il y a un gouvernement au travail" et que "le reste ce sont des péripéties".

Macron fustige les partisans d'une VIème République. À Colombey, il a par ailleurs vanté la "solidité" et la "souplesse" de la Constitution, qui "a été de très nombreuses fois modifiée" en 60 ans. "Non, je ne crois pas", a-t-il répondu à la question de savoir si la Constitution concentrait trop les pouvoirs aux mains du président.

"Je crois que ceux qui vont dans ce sens et, comme dirait le général, sautent comme des cabris sur leur chaise pour vouloir une VIème République, n'aiment tout simplement pas l'État et n'aiment pas qu'on décide. Aucun pays n'avance si on ne décide pas. Regardez les pays autour de nous. Ils sont bousculés par les extrêmes ou il devient impossible de passer le moindre texte de loi", a-t-il ajouté.