Les verts n'entreront pas au gouvernement, assure Yannick Jadot

  • A
  • A
L'eurodéputé EELV Yannick Jadot était l'invité d'Europe 1 lundi. 3:42
L'eurodéputé EELV Yannick Jadot était l'invité d'Europe 1 lundi. © Europe 1
Partagez sur :
Invité lundi de la matinale d'Europe 1, le député européen EELV Yannick Jadot a estimé que l'expérience malheureuse de Nicolas Hulot, comme ministre de la Transition écologique, était suffisante pour dissuader les verts d'entrer au gouvernement sous la présidence d'Emmanuel Macron.
INTERVIEW

La vague verte qui a bousculé les municipales va-t-elle aussi bousculer le projet politique d’Emmanuel Macron ? Alors que plusieurs grandes villes sont tombées au mains des écologistes dimanche, et à l’approche d’un remaniement qui pourrait annoncer le troisième acte du quinquennat, il est légitime de se demander si celui qui a longtemps assuré n’être "ni de gauche ni de droite" pourrait faire rentrer dans son gouvernement des membres d’Europe Ecologie-Les Verts. En tout cas, l’un de leurs principaux leaders, Yannick Jadot, a tenu à balayer cette hypothèse lundi au micro d’Europe 1.

"Nicolas Hulot a montré à quel point il avait été empêché d'agir", a-t-il voulu rappeler. "Il ne s’agit pas d’entrer dans un gouvernement pour que le président de la République, qui dirige seul ce pays, change", estime encore l’eurodéputé, alors que le bilan écologique d’Emmanuel Macron est régulièrement jugé insuffisant. "Je ne voudrais pas que le président continue dans une forme d’opportunisme écologique. Le sujet, pour le président, ça n’est pas d’enrayer la montée des écologistes [en obtenant un ralliement, ndlr], c’est d’enrayer la montée des températures, c’est d’enrayer la montée du niveau de la mer, c’est d’enrayer la montée des inégalités, c’est d’enrayer la défiance dans notre pays", martèle Yannick Jadot.

"L’écologie est en train de recomposer le paysage politique", a encore estimé le député européen, au lendemain d’un élection qui tend à prouver qu’à l’échelon local les verts sont capables d’agréger les forces de gauches. "Il y a trois ans c’était Emmanuel Macron qui recomposait le paysage politique autour de sa personne et d’une promesse, aujourd’hui ce paysage se recompose autour d’un projet", conclut-il.