La démission de Laurent Wauquiez, "une question qui va se poser chez LR"

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L'échec de la liste LR aux élections européennes pose la question du maintien de Laurent Wauquiez à la tête du parti, comme l'analysent nos éditorialistes Hélène Jouan et Michaël Darmon.
ANALYSE

Après Nicolas Sarkozy en 1999, Laurent Wauquiez en 2019 ? L'échec de la liste conduite par François-Xavier Bellamy, qui arrive en quatrième position des élections européennes en France, loin derrière le duo RN-LREM au coude-à-coude, et distancé également par la liste EELV, pose la question du maintien de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains.

"Moi, quand j'ai fait 12,8%, j'ai démissionné le lendemain", expliquait avant le scrutin Nicolas Sarkozy à ses visiteurs, selon Le Parisien dimanche. C'était en 1999 et l'UMP était arrivée troisième du scrutin, derrière le PS de François Hollande et le RPF de Charles Pasqua. 

La quatrième place de la liste menée par François-Xavier Bellamy et le faible score est "effectivement une catastrophe", comme l'a confié un élu LR à notre éditorialiste Hélène Jouan. "C'est 'une claque inattendue dont il va falloir tirer les conséquences au plus vite'", poursuit-elle. 

Entendu sur europe1 :
"Tout est à reconstruire, la ligne politique va être en débat"

De fait, Laurent Wauquiez peut-il rester à la tête du parti des Républicains ? "C'est une question qui va se poser aux Républicains dès ce soir. Le score de François-Xavier Bellamy, qui avait été choisi, imposé par Laurent Wauquiez, est une défaite. On ne peut le voir que comme ça. Je ne sais pas si les couteaux vont être tirés dès ce soir", ajoute encore Hélène Jouan. 

"Tout est à reconstruire, la ligne politique va être en débat. Que faut-il faire pour être à nouveau crédible et entendu à droite ? C'est tout le défi de ces prochains jours", glisse de son côté Michaël Darmon. Avec une équation posée : 'Peut-on laisser, à droite, une absence de droite républicaine et du centre face à Emmanuel Macron et face à Marine Le Pen ?'. "Il y a eu manifestement un transfert d'électeurs de LR vers RN qui, ce soir, a joué un rôle de vote utile. Et ça, c'est une émergence absolument nouvelle", conclut-il.