Manuel Valls : "Ma participation" au gouvernement "n'a aucune importance"

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Manuel Valls était l'invité d'Europe 1 dans "Le Grand Rendez-vous". 1:56
Manuel Valls était l'invité d'Europe 1 dans "Le Grand Rendez-vous". © Europe 1
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Invité du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1, l'ancien Premier ministre et actuel conseiller municipal à Barcelone Manuel Valls est revenu sur la gestion de la crise sanitaire du coronavirus en France. Interrogé sur l'après-crise et la possibilité de participer à un gouvernement d'union nationale, il indique que le "casting" n'a que peu d'importance et qu'il "ne croyait pas à un gouvernement avec tout le monde".
INTERVIEW

Après la crise sanitaire du coronavirus, y aura-t-il un dépassement des clivages ? Alors qu'Emmanuel Macron tente de dresser les conditions pour une union nationale, beaucoup se demandent si l'ancien Premier ministre de François Hollande, Manuel Valls, serait prêt à revenir en France pour participer à un gouvernement d'union. Au micro d'Europe 1, dans Le Grand Rendez-vous, l'ancien Premier ministre Manuel Valls  a indiqué qu'il "n'en savait rien" et que sa participation "n'avait aucune importance" 

"D'une manière ou d’une autre, il faut aider à l’unité nationale. Nous avons besoin d'unité nationale", a commencé Manuel Valls. "Je ne crois pas à un gouvernement avec tout le monde. L’unité nationale c’est un état d’esprit. Ce n’est pas un accord d’appareil, et encore moins un casting", a-t-il précisé, alors que certains, comme Jean-Pierre Chevènement, appellent à un gouvernement républicain de salut public. 

"Ce serait indécent aujourd'hui de dire que ce serait un problème de casting"

"Cette idée se construira par le dialogue (...) Il faut saisir cette opportunité terrible pour se réconcilier autour d’un projet commun de reconstruction", explique Manuel Valls, et "dans ce moment historique, c'est au président de la République d'indiquer le chemin", précise-t-il.

C'est l'esprit des institutions de la Ve République qui l'obligent. Il doit indiquer les axes et les chemins pour la reconstruction et pour l'unité au-delà même des responsables politiques  d'un maximum de Français autour de ce projet de reconstruction", continue l'ancien Premier ministre. "Il sait qu'il doit le faire, nous n'avons pas d'autres choix".

Cette union se fera-t-elle avec lui ? "Ce serait indécent aujourd'hui de dire que ce serait un problème de casting", répond l'actuel conseiller municipal de Barcelone et ancien candidat aux primaires de la gauche. "Je n’en sais rien (...) Ma participation ou non a un gouvernement n’a aucune importance". "C’est un détail", conclut-il. 

Europe 1
Par Ariel Guez