Européennes : quatre choses à savoir sur le vote de dimanche

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Dimanche, les électeurs français sont appelés aux urnes pour désigner leurs futurs députés européens.
Dimanche, les électeurs français sont appelés aux urnes pour désigner leurs futurs députés européens. © FREDERICK FLORIN / AFP
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Les électeurs français sont appelés aux urnes dimanche pour désigner leurs eurodéputés.

Depuis 1979, les députés européens sont élus au suffrage universel direct. Dimanche, les électeurs français seront donc appelés à désigner les leurs. Europe 1 fait le point sur le mode d'emploi du scrutin.

Qui vote et quand ?

Tous les citoyens français de plus de 18 ans à la veille du jour de l'élection peuvent se rendre aux urnes. À condition, bien sûr, d'être inscrits sur les listes électorales, ce qu'il était possible de faire jusqu'au 31 mars dernier.

Mais les ressortissants d'autres États membres de l'Union européenne peuvent également glisser leur bulletin s'ils ont le droit de vote dans leur pays d'origine. Pour cela, il leur faut être inscrit sur les listes électorales complémentaires dans leur commune de résidence. Au total, dans toute l'Union européenne, 427 millions de personnes sont appelées aux urnes, selon le Parlement européen.

 

En France, le vote se déroule dimanche. Dans toute l'Union européenne, il s'échelonne du 23 mai (pour le Royaume-Uni et les Pays-Bas) au 26 mai (la grande majorité des États).

Quel est le mode de scrutin ?

Il s'agit d'une élection au suffrage universel direct à un seul tour. Toutes les listes au-dessus de 5% obtiennent un ou plusieurs sièges, répartis à la proportionnelle.

Pour la première fois en France, chaque parti ou mouvement ne présente qu'une liste nationale pour une circonscription unique. Auparavant, le territoire était découpé en huit circonscriptions régionales.

Combien d'eurodéputés élit-on ?

Les électeurs choisissent les eurodéputés, qui siègeront au Parlement européen à Strasbourg. Au total, la France dispose de 79 élus sur le papier (ce qui correspond au nombre de candidats qui doivent être sur chaque liste). Problème : ce chiffre correspond à une nouvelle répartition des sièges entre pays qui prenait en compte le Brexit, donc le départ des eurodéputés britanniques. La France, qui en avait 74 avant, en a pris cinq de plus.

 

Or, le Brexit a depuis été repoussé après les élections européennes et le Royaume-Uni va aussi élire des eurodéputés, peut-être pour quelques mois seulement. Par conséquent, les cinq eurodéputés français les plus mal élus devront céder leur place et ne la récupèreront que lorsque le Brexit aura eu lieu. S'il a lieu un jour.

Qu'est-ce qui a changé pour les détenus ?

Le 21 mars, le Conseil constitutionnel a validé le principe d'installer une urne dans chaque prison française. Ce qui doit permettre aux quelque 80.000 prisonniers français, qui ont quasiment tous le droit de vote, de l'exercer. Jusqu'ici, il leur fallait impérativement faire une procuration ou obtenir une permission de sortie pour le faire.

Un changement apprécié par ceux qui ont voté, rencontrés par notre reporter à Varces, près de Grenoble. "En tant que détenu, ça nous valorise un peu", racontait l'un d'entre eux. "On voit que l'on n'est pas oublié."