Coronavirus : Emmanuel Macron appelle à une "réponse solidaire, organisée et forte" de l'UE

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© Capture d'écran BFMTV
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A l'issue d'une visioconférence avec les dirigeants de l'Union européenne, le président de la République a donné une conférence de presse et a appelé à une réponse commune européenne afin de surmonter la crise du coronavirus.

Emmanuel Macron, appelle une nouvelle fois à l'unité de l'Union européenne pour répondre à la crise du coronavirus. Lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visioconférence avec les autres pays membres de l'Union européenne, le président de la République, s'est de nouveaux exprimée en faveur d'une "réponse solidaire, organisée et forte", à l'échelle européenne, "à la mesure de ce que nous voyons aujourd'hui".

Des réponses encore "asymétriques"

"Des plans d'urgence ont été mis en œuvre dès le début avec la mobilisation de sommes massives. C'est vrai de la plupart des pays européens. Néanmoins ces réponses sont asymétriques. Cette asymétrie va continuer à s'aggraver, si nous ne la corrigerons pas, et pourrait mettre à l'épreuve la cohésion de la zone euro et l'unité du marché unique. Il nous faut donc être très vigilant à la solidité, l'unité de l'UE", a expliqué le président de la République.

Emmanuel Macron a appelé jeudi à "aller plus loin, plus fort" vers la souveraineté européenne et l'autonomie stratégique européenne. "Un consensus est en train de se forger pour renforcer l'autonomie stratégie européenne c'est à dire notre capacité à réduire notre dépendance à l'égard du reste du monde", selon le président de la République. 

Pas de consensus sur les transferts budgétaires

Le président français a plaidé pour des plans de relance "massifs" comprenant "non seulement des prêts mais" aussi des transferts financiers, estimant que "si on laisse tomber une partie de l'Europe, c'est toute l'Europe qui tombera". Néanmoins, Emmanuel Macron reconnait qu'il n'y a "pas de consensus" entre les pays de l'UE sur des transferts budgétaires vers "les régions et les secteurs" les plus touchés par la crise du coronavirus.