Gérard Darmanin n'a pas connaissance de la participation de ministres à des dîners clandestins. 2:23
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Antoine Terrel , modifié à
Invité mardi d'Europe 1, Gérald Darmanin est revenu sur la polémique provoquée par les luxueux dîners clandestins organisés à Paris. Le ministre de l'Intérieur a assuré qu'aucun membre du gouvernement n'y avait participé, tout en fustigeant la "rumeur" qui en fait état sur les réseaux sociaux. 
INTERVIEW

Le gouvernement peut-il être fragilisé par l'affaire des dîners clandestins ? Si, après avoir assuré dans un reportage de M6 que des ministres avaient participé à de luxueux repas en pleine épidémie de coronavirus, le collectionneur Pierre-Jean Chalençon s'est finalement rétracté, invoquant l'humour, la polémique est restée vive lundi. Invité mardi d'Europe 1, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a assuré qu'aucun membre du gouvernement n'avait participé à ces agapes. "À ma connaissance, il n'y a pas eu de ministres", a-t-il déclaré.

"La même règle pour tous existe en France", a en tout cas tenu à rappeler le ministre. "Il n'y a pas d'un côté les bourgeois qu'on laisserait continuer à festoyer, et de l'autre le peuple qu'on viendrait contrôler. La règle s'applique à tous."

Darmanin fustige "la rumeur"

Pour Gérald Darmanin, ces dîners clandestins sont "des actes anti-citoyens", alors que "la quasi-intégralité des Français font attention". Mais, l'ancien LR fustige aussi les rumeurs ayant visé des ministres et leur possible présence à ces soirées durant le week-end. "Cette rumeur sape les fondements de la démocratie et vient saper profondément la confiance que nous avons dans nos institutions", estime-t-il ainsi, accusant Pierre-Jean Chanlençon d'avoir voulu "se faire une fausse publicité". 

Mais s'il écarte à ce stade toute participation d'un ministre, Gérald Darmanin ne veut pas faire preuve d'indulgence dans le cas inverse. "Si un membre du gouvernement participait à un tel dîner, je considérerais personnellement qu'il n'est pas à la hauteur de sa fonction", affirme-t-il. Au point d'envisager la démission d'un ministre mis en cause ? "Je ne suis pas le Premier ministre ou le président de la République, mais cela me paraîtrait juste", répond l'ex-maire de Tourcoing.