Presque 24 heures après l'annonce de la démission de Sébastien Lecornu de son poste de Premier ministre, la ligne à tenir dans le camp de la gauche est encore floue. Ce lundi après-midi, chacune des quatre formations de gauche a réuni ses propres instances.
De son côté, le Parti socialiste continue de vouloir négocier avec les macronistes et le bloc central. Mais cette fois-ci, Olivier Faure espère enfin obtenir la nomination d'un des siens à Matignon. "Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est un changement de cap. Si ce changement des caps n'existe pas, évidemment, on se heurtera à nouveau aux mêmes oppositions et aux mêmes difficultés. Et donc, je plaide pour qu'un gouvernement de gauche puisse arriver. Nous avons déjà eu trois Premiers ministres de droite", regrette-t-il devant les journalistes.
La destitution évoquée par Jean-Luc Mélenchon
Les Socialistes cherchent toujours à s'émanciper de la France insoumise et pour cela, Olivier Faure n'a pas d'autres choix : il doit s'opposer à la stratégie du chaos voulue par Jean-Luc Mélenchon. Car, de son côté, le leader insoumis refuse toute discussion et demande à nouveau le départ d'Emmanuel Macron.
"Il faut mettre en cause la légitimité du président de la République dans les formes que notre démocratie parlementaire permet. Il y en a une, la destitution du président de la République", insiste le septuagénaire.
Enfin, les écologistes et les communistes tentent toujours de faire le lien entre les deux formations mais devront rapidement choisir un camp.