Face au coronavirus, à quoi pourrait servir la géolocalisation des Français ?

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Le débat sur la géolocalisation des Français pour lutter contre la propagation du coronavirus bat son plein. L'idée serait d'agréger les données des téléphones portables pour faciliter le travail des épidémiologistes et anticiper les besoins en personnels médicaux. Stéphane Richard, ​PDG d'Orange, en collaboration avec l'INSERM sur ce sujet, explique les enjeux au micro d'Europe 1. 
INTERVIEW

Géolocaliser les Français pour limiter la propagation du coronavirus ? Le procédé, déjà appliqué dans certains pays comme en Chine ou à Singapour, fait également l'objet de débat en France, comme le révèle Europe 1 dans cette enquête. Stéphane Richard, ​PDG d'Orange, qui a démarré une collaboration avec l'Inserm à ce sujet, était jeudi l'invité d'Europe 1 pour en parler.

"Pas de traçages individuels"

"Il ne s'agit pas de vos contacts, de vos photos, des sites que vous regardez. Il s'agit de métadonnées - donc votre géolocalisation -" qui seront utilisées, explique Stéphane Richard. En clair, l'idée est de savoir si en géolocalisant les Français, tout en les anonymisant, on pourrait mieux cibler les foyers potentiels de propagation du virus. Le virus se propageant par le contact humain, l'idée est d'"agréger ces données par des groupes de 50.000 personnes", détaille le PDG d'Orange.

Il n'y aura "pas de traçage individuel", insiste-t-il. Le but est également de savoir, en fonction de là où se trouve les populations, comment répartir les moyens hospitaliers. "On se rend compte que la population des habitants du Grand-Paris s’est réduite de 20%, et il y a eu 30% d’augmentation de la population à l’île de Ré", souligne le PDG d'Orange en se basant sur les données téléphoniques. Avec de telles statistiques, les autorités pourront ainsi déterminer dans quels territoires les effectifs de soignants doivent être renforcés.

Stéphane Richard se veut rassurant : "Les données seront stockées un an (...) ces paquets sont totalement effacés". "Il n'y aura pas de surveillance des personnes contaminées", assure-t-il enfin.

Europe 1
Par Olfa Ayed