Venezuela : les États-Unis sont «aux commandes», martèle Donald Trump
Donald Trump a revendiqué l’extradition de Nicolas Maduro comme un succès magistral et accentue désormais sa stratégie impérialiste envers d'autres pays. Il a menacé la Colombie, Cuba et a réaffirmé ses ambitions sur le Groenland, assumant une posture inspirée de la doctrine Monroe.
Deux jours après la capture et l'extradition de Nicolas Maduro aux États-Unis, le président vénézuélien déchu doit comparaître à New York. Il est inculpé par la justice américaine pour narcoterrorisme et importation de cocaïne aux États-Unis.
Après cette action de force, Donald Trump multiplie les coups de pression contre certains pays d'Amérique latine, et même européens. Le dirigeant américain ne cache plus ses velléités impérialistes.
Ces dernières heures, il s'en est notamment pris au Groenland, à Cuba et à la Colombie. Fort de ce qu'il considère comme un immense succès, l'extradition de Nicolas Maduro vers les Etats-Unis, Donald Trump maintient donc une stratégie de pression maximale sur la scène internationale.
"La Colombie est malade", assure Donald Trump
La Colombie et son président Gustavo Petro, un autre narco-État, selon Donald Trump dans la nuit du 4 janvier à bord d'Air Force One, est dans le viseur des États-Unis. "La Colombie est malade, dirigée par un homme malade qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre aux États-Unis. Laissez-moi vous dire qu'il ne va pas faire ça pour très longtemps", a-t-il assuré.
Il affirme même qu'une opération en Colombie similaire à celle au Venezuela serait une bonne idée. Donald Trump ne s'arrête pas là, considérant Cuba et son régime communiste comme "prêts à tomber".
L'Amérique latine est remise au goût du jour de la doctrine Monroe
Avec ses attaques, le locataire de la Maison Blanche réaffirme d'abord sa sphère d'influence directe. L'Amérique latine est remise au goût du jour de la doctrine Monroe, selon laquelle les Amériques sont la chasse gardée des Etats-Unis.
Le président américain y a fait une référence directe ce week-end et il menace également l'Europe, renouvelant ses velléités sur le Groenland : "Nous avons besoin du Groenland. C'est une question de sécurité nationale. Pour l'instant, le Groenland est envahi de navires russes et chinois. Je le répète, nous avons besoin du Groenland".
En décembre, la nomination d'un envoyé spécial américain pour le Groenland avait déjà provoqué la fureur des autorités danoises, le Danemark, dont la première ministre Mette Frederiksen rappelle aujourd'hui que "le Groenland n'est pas à vendre".