Donald Trump menace de libérer les djihadistes européens détenus en Syrie dans leur pays d'origine

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"Nous détenons des milliers de combattants de l'EI en ce moment", a assuré Donald Trump.
"Nous détenons des milliers de combattants de l'EI en ce moment", a assuré Donald Trump. © JIM WATSON / AFP
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"Nous les avons capturés, nous en avons des milliers et maintenant, comme d'habitude, nos alliés n'en veulent pas", s'est indigné le président devant des journalistes américains, mercredi. 

Donald Trump a menacé mercredi de libérer dans leur pays d'origine les djihadistes européens détenus en Syrie si les pays européens, comme la France et l'Allemagne, ne les rapatriaient pas eux-mêmes. 

Au cours d'un échange avec les journalistes sur la pelouse de la Maison-Blanche à propos de la résurgence du groupe État islamique (EI), le président américain a évoqué le problème des combattants étrangers de l'EI faits prisonniers par les Forces démocratiques syriennes, la coalition arabo-kurde sur laquelle les États-Unis se sont appuyés pour déloger l'EI de la région qu'il contrôlait à cheval sur la Syrie et l'Irak.

"Les États-Unis ne vont pas les garder à Guantanamo pendant 50 ans"

"Nous détenons des milliers de combattants de l'EI en ce moment. Et l'Europe doit les reprendre", a dit le milliardaire américain. "Si l'Europe ne les reprend pas, je n'aurai pas d'autre choix que de les libérer dans les pays d'où ils viennent, c'est-à-dire la France, l'Allemagne et d'autres endroits", a-t-il ajouté. "Nous les avons capturés, nous en avons des milliers et maintenant, comme d'habitude, nos alliés n'en veulent pas". "Les États-Unis ne vont pas les garder à Guantanamo pendant 50 ans et payer pour ça", a poursuivi le milliardaire américain.

Donald Trump a aussi rappelé que le "califat" géographique de l'Etat islamique avait été rayé de la carte, appelant les pays confrontés à l'EI à en faire davantage pour éviter une résurgence du groupe djihadiste. "À un certain moment, la Russie, l'Afghanistan, l'Iran, l'Irak, la Turquie, il va bien falloir qu'ils se battent eux aussi", a-t-il dit. "Parce que, est-ce que nous voulons rester là-bas 19 ans de plus? Je ne crois pas, non."