"On n'a pas connu la vie sans lui" : l'Angleterre bouleversée par la mort de Philip

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Malgré la pandémie, beaucoup sont venus déposer des fleurs devant le château de Windsor (photo d'illustration). 1:37
Malgré la pandémie, beaucoup sont venus déposer des fleurs devant le château de Windsor (photo d'illustration). © AFP
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Malgré l'interdiction des rassemblements à cause de la pandémie de Covid-19, de nombreux Britanniques sont venus déposer des fleurs ou se recueillir devant le château de Windsor, vendredi soir, après la mort du prince Philip, l'époux d'Elisabeth II, à l'âge de 99 ans. Europe 1 est allée à la rencontre de ces habitants bouleversés. 
REPORTAGE

"On voulait juste venir…" Malgré les injonctions à ne pas se déplacer pour cause de pandémie de Covid-19, nombreux sont les Britanniques à s'être spontanément rendus devant le château de Windsor, vendredi après l'annonce de la mort du prince Philip, époux de la reine d'Angleterre, à l'âge de 99 ans. L'occasion de déposer des fleurs, des cartes de condoléances, ou de simplement se recueillir. 

Un personnage "plus terre à terre que les autres"

La foule est éparse, conformément aux consignes, mais Mary n'imaginait pas ne pas venir saluer ce prince, qui a "toujours été là". "On n'a pas connu la vie sans lui. Il a soutenu la reine pendant 73 ans ! Et il a choisi ça, alors qu'il aurait pu avoir son propre succès dans la vie…", souffle-t-elle. "Il a fait de la reine ce qu'elle est et je le respecte énormément." 

Une reine que le prince Philippe suivait toujours trois pas derrière, comme le veut le protocole. Mais "il était vraiment une exception", estime Michael, également venu rendre hommage au défunt. "Il n'aimait pas les formalités, c'était un personnage vivant, détonant, très gentil, attentionné et plus terre à terre que les autres. Il aimait faire rire. C'est très triste." 

"Il a montré que ce n'est pas votre titre qui fait ce que vous êtes"

Devant le château de Windsor, des immigrés britanniques viennent aussi pleurer celui qui fut un exilé avant d'épouser Elisabeth II. "Je suis né en Grèce, comme lui, à Corfou", explique Nektarios, venu payer ses respects avant des funérailles qui s'annoncent en petit comité. "Il était un symbole pour nous tous, on l'admirait. Il a montré aux gens que ce n'est pas votre titre qui fait ce que vous êtes, mais votre caractère, ce que vous offrez aux autres."

Europe 1
Par Théo Maneval, édité par Margaux Lannuzel