Présidentielle américaine : pour Douglas Kennedy, "Trump, c'est Mussolini"

, modifié à
  • A
  • A
Le président américain sortant, Donald Trump, n'est pas parvenu à être réélu. 6:01
Le président américain sortant, Donald Trump, n'est pas parvenu à être réélu. © AFP
Partagez sur :
L'écrivain Douglas Kennedy a exprimé son soulagement face à la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine. Mais il n'a pas retenu ses coups contre Donald Trump, allant même jusqu'à le comparer au dictateur italien Mussolini : "ce n'est pas quelqu'un qui respecte la Constitution", a argué Douglas Kennedy.
INTERVIEW

L'écrivain à succès Douglas Kennedy est un opposant virulent à Donald Trump. À la suite de la défaite du président américain, candidat à sa réélection, l'auteur de La Symphonie du hasard n'a pas mâché ses mots : "pour moi, Trump, c'est Mussolini. Ce n'est pas quelqu'un qui respecte la Constitution. C'est un menteur", fustige-t-il à l'antenne d'Europe 1. L'auteur se souvient en particulier d'une allocution de Donald Trump donnée jeudi. Plusieurs télévisions américaines avaient alors décidé d'interrompre sa diffusion, estimant qu'il faisait de la désinformation.

"On a vécu dans un cirque pendant quatre ans"

Douglas Kennedy a toujours eu des mots forts à l'égard du président en exercice, estimant qu'il était, à la Maison-Blanche, pire que ce qu'il pouvait imaginer de prime abord : "l'idée même de sa réélection était insupportable. Quand il y a un clown, il y a un cirque... on a vécu dans un cirque pendant quatre ans."

Pour l'auteur, l'élection de Joe Biden ouvre donc un nouveau chapitre. "Même si je suis plus à gauche que monsieur Biden, son côté centriste lui a permis de gagner la Pennsylvanie", concède ainsi Douglas Kennedy.

Le défi de la conciliation pour le duo Biden-Harris

Le centrisme de Joe Biden lui permettra-t-il pour autant de réconcilier une Amérique profondément divisée ?  "47% de la population a voté Trump", rappelle Douglas Kennedy. "Il y a un gouffre entre deux Amériques qui se détestent. On est au milieu d'une nouvelle guerre de sécession. Mais Joe Biden a un rapport avec l'Amérique profonde et cette présence est nécessaire."

Un homme plutôt centriste, conciliateur, mais aussi "un pro", juge Douglas Kennedy. "Il sait gérer les dossiers, et faire usage du pouvoir." Kamala Harris, première femme de couleur et asiatique à accéder à la vice-présidence des Etats-Unis, a elle aussi insisté sur sa volonté de créer l'union. "Mais la moitié des Américains vont la détester, car c'est une africaine-américaine", prévient Douglas Kennedy.