Atterrissage d'urgence d'un Boeing 737 MAX lors d'un convoyage aux États-Unis

, modifié à
  • A
  • A
Les Boeing 737 MAX sont interdits de vols dans de nombreux pays depuis deux accidents meurtriers qui ont eu lieu en quelques mois.
Les Boeing 737 MAX sont interdits de vols dans de nombreux pays depuis deux accidents meurtriers qui ont eu lieu en quelques mois. © ADEK BERRY / AFP
Partagez sur :
Un Boeing 737 MAX a rencontré un problème moteur, l'obligeant à atterrir d'urgence en Floride. 

Un Boeing 737 MAX de la compagnie américaine Southwest, qui était en convoyage mardi vers la Californie, a rencontré un problème de moteur l'obligeant à atterrir d'urgence à Orlando, en Floride. "L'avion a fait demi-tour et s'est posé sans encombre à Orlando", a affirmé l'agence fédérale de l'aviation (FAA). Aucun voyageur n'était à bord de l'appareil qui devait être convoyé à Victorville, en Californie, pour y être parqué. La FAA a cloué au sol le 13 mars toute la flotte des 737 MAX après deux accidents meurtriers en quelques mois, mais elle autorise le convoyage d'appareils d'un aéroport à l'autre pour y être entreposés. Une enquête a été ouverte sur cet incident.

Un nouveau coup dur pour Boeing. De son côté, Southwest a précisé que l'avion avait rencontré un problème sur un moteur "peu de temps après le décollage". "L'équipage a suivi le protocole et s'est posé en toute sécurité à l'aéroport" un peu avant 15H (19H GMT), a ajouté un porte-parole, soulignant que l'avion serait acheminé vers son usine de maintenance d'Orlando pour y être vérifié. Cet incident est un nouveau coup dur pour cet appareil dont deux exemplaires se sont écrasés.

Le 10 mars, un 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines s'est écrasé peu après le décollage faisant 157 victimes. Le 29 octobre 2018, c'est aussi un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air qui s'est abîmé en mer de Java, tuant les 189 passagers et membres d'équipage qui étaient à bord. Ces deux tragédies, qui présentent des similitudes, ont conduit les autorités du monde entier à suspendre l'exploitation de ces avions. Depuis, Boeing a procédé à des essais en vol pour tester une version corrigée de son système anti-décrochage, mis en cause dans ces deux accidents, selon deux sources proches du dossier.