Après l'incendie de Crans-Montana, l'émotion lors de la rentrée scolaire dans le Valais : «Des classes sont directement impactées»
Cinq jours après l’incendie meurtrier d’un bar à Crans-Montana en Suisse, la rentrée scolaire a eu lieu dans le Valais dans un climat très lourd. Un dispositif d’écoute a été mis en place pour les élèves, certains établissements étant directement touchés par des décès. Une minute de silence est prévue vendredi.
Cinq jours après l'incendie d'un bar dans la station suisse de Crans-Montana, qui a fait 40 morts, dont 9 Français, c'était jour de rentrée scolaire dans les établissements du secteur. Une rentrée difficile, on peut l'imaginer, pour beaucoup de jeunes élèves dont certains connaissaient parfois des victimes.
Un dispositif spécial a été mis en place ce matin dans tous les établissements du canton du Valais. Comme par exemple dans les lycées de Sion, la capitale du Valais à 30 minutes seulement de Crans-Montana. Les élèves ont été accueillis par un discours du chef d'établissement leur précisant qu'ils pourraient parler et être écouté par des adultes référents s'ils en ressentaient le besoin.
"Je ressens un peu la peine que pourraient avoir les parents"
"On a une salle spéciale qui est ouverte de 9h à 17h pour les personnes qui ont besoin de parler. Il y a des médiateurs, il y a la proviseure qui est aussi là. On y va soit en groupe, soit seul. On peut en parler, ils posent des petites questions. J'y ai été une heure ce matin et j'y retourne cet après-midi. Je connaissais deux ou trois personnes qui étaient là-bas. Ça me bouleverse un peu, je ressens la peine que pourraient avoir les parents", explique Maya, 15 ans.
Certains des établissements sont directement touchés par le drame, explique Christophe Darbellay, ministre du Valais en charge de la formation. "L'école a repris, mais on ne peut pas parler de rentrée normale. Il y a des classes qui sont directement impactées. Il y a potentiellement une personne qui est grièvement blessée dans leur classe. On avait trois enseignants qui étaient en fin de période de formation, qui étaient en stage dans des classes et qui ne sont pas là ce matin. On est vraiment dans une situation qui impacte toute une génération. C'est très souvent la première fois que ces jeunes sont confrontés à la mort. Et dans des circonstances pareilles, c'est très difficile".
Dans certains établissements, les cours ont été purement et simplement supprimés. Et vendredi, jour de deuil national en Suisse, mais également de cérémonie d'hommage aux victimes, une minute de silence sera observée en début d'après-midi.