Vieilles Charrues, Festival Interceltique, Route du Rock… Le bel été des festivals bretons

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Le festival de la Route du Rock se termine samedi à Saint-Malo, point d'orgue d’un été réussi pour les festivals bretons. Et d'une aubaine sur le plan économique pour la région.

Pendant que la France croulait sous la chaleur de l’été, il faisait bon vivre en Bretagne. Résultat : deux mois exceptionnels pour le tourisme dans la région. Les festivals aussi ont bénéficié de l’afflux de touristes venus échapper à la canicule.

Avec Iggy Pop, Tears for Fears et David Guetta en têtes d’affiche, les Vieilles Charrues ont attiré 270.000 mélomanes à Carhaix, dans le Finistère. Le Festival interceltique de Lorient (le "FIL"), qui s’est terminé la semaine dernière, a lui battu son record de fréquentation avec 800.000 participants. Soldat Louis et Nolwenn Leroy, tous deux à guichets fermés, ont largement contribué au succès de la 49ème édition. Ajoutons à la liste le Hellfest qui a rassemblé 180.000 fans de métal fin juin, à Clisson, aux franges de la Bretagne. Là aussi, record de fréquentation battu ! Enfin, la Route du Rock devrait également se terminer sur une bonne note.

Un "effet canicule" en Bretagne

Un succès régional qui s’explique en partie par l’afflux inhabituel de touristes venus pour échapper aux fortes chaleurs de l’été. "Il y a eu un effet canicule", atteste Manuel Houvenaeghel, directeur de l’Office de Tourisme de la région de Lorient. "On est, sur Lorient-Bretagne Sud, à +22% de fréquentation au 31 juillet par rapport à l'an dernier. Et sur les premiers jours d’août, ça semble se poursuivre, à un rythme moindre mais ça reste intéressant."

Festival interceltique Lorient

© Damien MEYER / AFP

Il faut remonter à 2010 pour trouver trace d'un aussi bel été dans le sud de la Bretagne. "On est sur un flux de touristes qui vient principalement de Bretagne et de Paris-Île-de-France. Mais ça vient de partout, le FIL a un vrai attrait pour les nations étrangères". Autant de festivaliers qu'il faut loger dans les environs. "Ça concerne tous les types d’hébergement. Ça va dormir jusqu’à une demi-heure voire une heure de Lorient, notamment sur le premier week-end du festival", précise Manuel Houvenaeghel.

Des millions d'euros de retombées pour les commerces

Cette fréquentation record des festivals, c’est aussi une manne qui tombe du ciel pour les villes, par exemple, à Lorient. Entre les emplois créés, les nuits d’hôtel et les dépenses des festivaliers dans les restaurants et les commerces, le Festival interceltique engendre, à lui seul, en dix jours, 24 millions d’euros de retombées économiques pour la ville et ses environs. La moitié, soit 12 millions d'euros, correspond à de la création de richesse nette. "C'est autant que ce qu'apporte le FC Lorient (le club de football, actuellement en Ligue 2, ndlr) à la ville sur un an", souligne Maurice Le Cougoulic, président du Fonds de dotation du Festival interceltique.

De manière générale, les festivaliers ne sont pas radins. Les participants du FIL se montrent les plus généreux avec un budget moyen de 85 euros par personne, dépensé principalement dans les commerces de proximité de Lorient et les restaurants. Aux Vieilles Charrues, les commerces de Carhaix récupèrent plus de 5 millions d'euros à chaque édition. Quant aux "métalleux" du Hellfest, ils engendrent, eux, plus de 7 millions d'euros de retombées économiques pour Clisson et ses alentours.