Le transport aérien se prépare à une reprise progressive "à partir de juin"

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Finalisant son arsenal anti-coronavirus, le secteur du transport aérien se prépare à faire redécoller ses avions dès le mois de juin, explique au micro d'Europe 1 Alexandre de Juniac, le directeur général de l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA). Mais ce retour dans les airs se fera progressivement, précise-t-il.

Après un choc sans précédent dû à la crise du coronavirus, le transport aérien se met en piste pour redécoller "à partir de juin" avec un arsenal anti-Covid-19. "On est en train de travailler avec les différents gouvernements et l'OMS pour mettre en place un contrôle sanitaire des passagers", explique au micro du "Grand journal du soir" d'Europe 1 ce mercredi Alexandre de Juniac, le directeur général de l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA). Un protocole qui doit permettre de minimiser "les risques de contamination à bord, mais aussi d'un pays à l'autre". 

Une reprise progressive

Pour autant, pas question de s'imaginer prendre dès la mi-juin un vol pour une destination paradisiaque à l'autre bout de la planète : le "plan de reprise est progressif", insiste Alexandre de Juniac, qui représente 290 compagnies aériennes. Ce seront donc en premier lieu les liaisons internes qui seront de nouveau opérationnelles en juin, tandis que celles à l'intérieur de l'Union européenne sont prévues cet été. Pour aller ailleurs, et plus loin, il faudra encore faire preuve de patience et attendre probablement "la fin de l'année".  

Pas de limite de remplissage d'un appareil

Mais pour que ce plan se déroule sans accroc, il faut que l'arsenal sanitaire soit à la hauteur. "On est en train de bâtir quelque chose qui soit à la fois sûr et qui permette de faire fonctionner les opérations de manière économiquement viable", déclare Alexandre de Juniac, écartant avec force l'idée de condamner des sièges pour permettre une distanciation physique à bord. "Pour la plupart des vols, s'ils ne sont pas remplis au moins aux trois-quarts, ils perdent de l'argent. Ou alors il faut augmenter le prix du billet d'au moins 45%, voire 100% dans certains cas", fait-il valoir.

Europe 1
Par Ugo Pascolo