Coronavirus : après les mesures pour les entreprises, "il faut que l'intendance suive"

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Invité lundi d'Europe 1, François Asselin, président de la Confédération des PME, est revenu sur les mesures annoncées par le gouvernement pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises. "Il faut que l'intendance suive", réclame-t-il. 
INTERVIEW

Face à la crise du coronavirus, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour venir en aide aux entreprises mises en difficulté par la crise sanitaire et la mise en place du confinement. Invité lundi d'Europe 1, François Asselin, président de la Confédération des PME (CPME), estime que les mesures initiales "sont bien pensées et plutôt bien calibrées". Mais, ajoute-t-il aussitôt, "ce n'est pas tout. Il faut qu'elles soient efficaces et factuelles. Il faut que l'intendance suive".

"On aimerait que ce soit le plus fluide possible"

Par exemple, illustre François Asselin, "si votre dossier de demande de chômage partiel arrive à un moment où ça coince, parce qu'il n'y pas le bon mot, la bonne virgule, cela met beaucoup de tension pour les PME". Et de poursuivre, "si en retour de votre demande de prêt garanti par l'Etat, on vous demande une montagne de justificatifs, cela va causer d'énormes problèmes".

Des solutions existent déjà pour faciliter ce millefeuille administratif. "Sur le champ social, concernant la demande de prise en charge du chômage partiel, il y a un délai de rétroactivité, qui permet que l'administration pourra revenir en arrière pour prendre en compte votre réponse, en cas d'absence de réponse initiale", explique François Asselin. En revanche, regrette-t-il, "c'est très disparate d'une Direccte à l'autre. On aimerait que cela soit le plus fluide possible". 

La protection des salariés en question

"L'objectif défendu par la CPME depuis le départ est de protéger les salariés, les chefs d'entreprises, et l'entreprise en tant que personne morale", explique également François Asselin au micro de Nathalie Lévy. Or, assure-t-il, concernant la sécurité des salariés, "dans beaucoup de domaines, nous manquons d'éléments physiques pour les protéger", tandis qu'il y a des secteurs où la reprise de l'activité est "compliquée" car "les gestes barrières sont difficilement compatibles avec certains milieux professionnels". 

Sur la protection des salariés, "on ne nous garantit pas grand chose, sinon que les équipements de protection arrivent au fur et à mesure", indique François Asselin, rappelant que "le monde entier est à la recherche de masques". Par ailleurs, le ministère du Travail "travaille avec les différentes branches sur des guides de bonnes pratiques pour essayer d'assurer un maximum de mesures barrières dans l'activité professionnelle des salariés". 

Europe 1
Par Antoine Terrel