Coronavirus: 730.000 salariés au chômage partiel, annonce Bruno Le Maire

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Bruno Le Maire
730.000 salariés sont au chômage partiel à cause de l'épidémie de coronavirus. © ERIC PIERMONT / AFP
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Ce sont 730.000 salariés qui sont concernés par le dispositif de chômage partiel élargi pendant la crise du coronavirus. Une mesure destinée à sauvegarder des emplois en cas de baisse temporaire de l'activité et dont le coût s'élève déjà à 2,2 milliards d'euros, selon le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire. 

"Après seulement quelques jours" de mise en place du dispositif élargi pendant la crise du coronavirus, le recours au chômage partiel en France concerne déjà 730.000 salariés, a déclaré mardi sur France Info le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. 

 

 

Le coût de la mesure s'élève, lui, à 2,2 milliards d'euros, a-t-il indiqué, en ajoutant: "On a provisionné 8,5 milliards d'euros, ça sera davantage". En finançant le chômage partiel des salariés contraints à l'arrêt, l'Etat vise à sauvegarder des emplois en cas de baisse temporaire d'activité.

5,5 milliards d'euros de l'Etat 

La loi de finances rectificative au budget de l'Etat adoptée la semaine dernière prévoit 5,5 milliards d'euros payés par l'Etat et 3 milliards par l'Unedic pour ce dispositif. Cette somme permet de financer l'équivalent de 15% des heures travaillées pendant deux mois, avait indiqué le ministère du Travail il y a six jours, alors que le chômage partiel ne concernait encore que 400.000 salariés.

La prime de 1.000 euros pourra être versée même sans accord d'intéressement

La prime de 1.000 euros défiscalisée que les entreprises peuvent verser à leurs salariés mobilisés pendant la crise sanitaire du coronavirus ne sera plus soumise à "aucune condition" préalable, a annoncé mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire. "Nous levons l'obligation d'accord d'intéressement", a-t-il annoncé sur France info, estimant qu'il n'y avait donc "plus aucune condition" pour le versement de cette prime défiscalisée.

Plusieurs grandes enseignes de la distribution ont notamment annoncé leur décision de la verser à leurs salariés en première ligne pour assurer le maintien de la fourniture alimentaire durant cette période de confinement de la population. Le ministre de l'Economie avait appelé vendredi dernier les entreprises faire ce geste notamment envers les salariés qui "ont eu le courage de se rendre sur leur lieu de travail" dans le contexte de l'épidémie de nouveau coronavirus.

Cette possibilité de prime, créée à la suite de la crise des "gilets jaunes" de l'hiver 2018-2019, avait été reconduite en 2020 mais uniquement pour les entreprises ayant conclu un accord d'intéressement avec leurs salariés. La signature de ce type d'accord a également été simplifiée pour encourager les PME à s'en saisir.