Le rappeur MHD, incarcéré à la prison de la Santé, testé positif au coronavirus

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Le rappeur MHD est mis en examen dans le cadre d'une enquête sur une rixe entre bandes rivales à Paris.
Le rappeur MHD est mis en examen dans le cadre d'une enquête sur une rixe entre bandes rivales à Paris. © AFP
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Le rappeur MHD, actuellement en prison, a été testé positif au coronavirus. Il est en détention provisoire dans le cadre d'une enquête sur une rixe entre bandes à Paris, à la mi-2018. 

Le rappeur MHD, mis en examen dans une enquête sur une rixe mi-2018 entre bandes à Paris, a contracté le nouveau coronavirus à la prison de la Santé à Paris où il est en détention provisoire, a-t-on appris vendredi auprès de son avocate. "Il a été testé positif en raison de symptômes", a répondu à l'AFP Me Elise Arfi, confirmant une information de BFM TV.

L'inventeur auto-proclamé de l'"afro-trap", mélange de rap et de musiques africaines, connu notamment pour un tube à la gloire du PSG (Afro trap Part3., Champions League), est en détention provisoire depuis le 17 janvier 2019, suite à sa mise en examen pour "homicide volontaire". Il conteste toute participation aux faits, survenus en juillet 2018.

Une cinquantaine de membres de l'administration pénitentiaire positifs en France 

Le 12 mars, la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Paris avait décidé le maintien en détention de cet homme âgé de 25 ans. Ses conseils ont demandé à plusieurs reprises sa libération, et une nouvelle demande de libération est en attente, a indiqué une source proche du dossier.

Cinquante membres du personnel de l'administration pénitentiaire et 21 détenus sont positifs au nouveau coronavirus, et plusieurs centaines ont été placés en confinement sanitaire, dans différentes prisons en France, a-t-on appris vendredi auprès de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP).

Pas de libération des détenus pas encore jugés

Mercredi, Nicole Belloubet a présenté plusieurs mesures d'exception pour la justice dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, afin de "simplifier" les procédures et de permettre la libération de "5.000 à 6.000" détenus des prisons françaises.  Elle s'est dite jeudi "opposée" à une mesure "générale" de libération des détenus pas encore jugés comme MHD, qui représentent le tiers des prisonniers en France.

Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2018, Loïc K., 23 ans, a été renversé par une voiture, passé à tabac puis blessé à l'arme blanche dans le Xe arrondissement de la capitale, lors d'un règlement de compte entre bandes rivales du Xe et du XIXe arrondissements. Une dizaine de personnes se sont acharnées sur lui, une scène filmée par un témoin depuis une fenêtre. L'homme est très rapidement mort de ses blessures.