Jean-Michel Jarre sur son concert mythique place de la Concorde : "J'ai mis un an à m'en remettre"

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Invité jeudi d'Europe 1, l'artiste est revenu sur ce concert mythique tenu place de la Concorde en 1979, qu'il raconte dans son autobiographie "Mélancolique Rodéo". 
INTERVIEW

Il est l'artiste des concerts records. Tout au long de sa longue et fructueuse carrière, Jean-Michel Jarre a multiplié les performances démesurées, battant notamment quatre fois le record du nombre de personnes pour un concert. Alors qu'il publie son autobiographie, Mélancolique rodéo, le musicien est revenu pour Europe 1 sur quelques-unes de ces prestations mythiques, notamment celle de la place de la Concorde, en 1979. "J'ai mis un an à m'en remettre", confie-t-il. 

"Ça m'a beaucoup amusé de raconter ces concerts", dont chacun "aurait pu faire l'objet d'un livre", explique-t-il au micro de Nathalie Levy. Mais, précise-t-il, "je n'ai rien initié. Ce sont des propositions qui m'ont été faites". Concernant son concert en collaboration avec la NASA à Houston, en 1986, l'artiste avoue avoir "refusé pendant un an et demi d'aller au Texas". 

"Jacques Chirac m'a annoncé qu'il y avait eu sept accouchements pendant le concert"

Mais le concert fondateur reste celui de la place de la Concorde, en 1979, où s'étaient pressés un million de personnes. "Tout a démarré à partir du concert de la Concorde", affirme Jean-Michel Jarre. "C'est la première fois que j'ai initié l'idée de faire un concert en utilisant des techniques visuelles, de vidéos, de projection de lumières sur les immeubles".  

"J'ai mis un an à m'en remettre", raconte encore le musicien, avant de relater sa rencontre avec Jacques Chirac, alors maire de Paris, lors de ce même concert. "Il m'a annoncé qu'il y avait eu sept accouchements pendant le concert", se souvient-il. 

Mais Jean-Michel Jarre n'en est pas resté là. En 1990, ce sont cette fois deux millions de personnes qui ont assisté à son concert à La Défense, avant un nouveau record de plus de trois millions de personnes à Moscou, en 1997. "C'est assez étrange. On se retourne à chaque fois pour savoir si les gens sont bien venus pour vous", décrit-il. Et d'expliquer son affection particulière pour les performances en plein air : "Il y a une sorte de connivence, de familiarité quand on joue en plein air, et que les gens s'installent un peu où ils veulent". "Ça n'a rien à voir avec une salle de concert, qui est beaucoup plus formatée", conclut Jean-Michel Jarre. 

Europe 1
Par Antoine Terrel