Coronavirus : pour Richard Berry, Franck Riester "n'a pas pris la mesure" de la crise pour la culture

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Richard Berry estime que le ministre de la Culture Franck Riester n'a pas été à la mesure de la crise du coronavirus. © Europe 1
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Le comédien Richard Berry estime que Franck Riester a "manqué d'implication" pendant crise du coronavirus pour soutenir le monde de la Culture. Invité du "Grand journal du soir" d'Europe 1 ce vendredi, il déplore également que le monde du spectacle n'ait pas eu son plan de soutien gouvernemental. 
INTERVIEW

Il ne mâche pas ses mots à propos de Franck Riester. Comme Benjamin Biolay il y a quelques jours, Richard Berry a fustigé vendredi le "manque d'implication" du ministre de la Culture pendant la crise du coronavirus. Alors qu'il remonte sur scène à partir du 22 juin dans le cadre d'une opération dont les bénéfices reviendront notamment aux soignants, l'acteur estime au micro d'Europe 1 que Franck Riester n'a pas protégé l'économie du spectacle ces derniers mois. 

Des mesures "excessives"

"On ne l'a pas beaucoup entendu, il n'a pas vraiment pris la mesure de la gravité de cette crise pour le spectacle, pour la culture d'une manière générale, et je trouve qu'on est très maltraités", tacle-t-il. Le comédien fustige notamment l'annulation de très nombreux festivals estivaux pour raisons sanitaires et juge le phénomène "beaucoup trop violent". "Ça aurait pu se jouer, je ne comprends pas pourquoi on ne permet pas aux gens d'aller voir des festivals, pourquoi on met au chômage autant de techniciens, d'intermittents. C'est excessif, alors qu'on peut prendre le train à plusieurs et que les TGV seront bondés [cet été]."

"Les plus gros dégâts du confinement" seront dans "l'économie du spectacle"

Tandis que le gouvernement a lancé des plans pour venir au secours de l'automobile, du tourisme, et de l'aéronautique, Richard Berry ne comprend pas pourquoi une mesure similaire n'a pas été mise en place pour le monde de la culture. Il anticipe d'ailleurs qu'à terme, c'est dans "l'économie du spectacle que seront les dégâts les plus gros de ce confinement". 

Europe 1
Par Ugo Pascolo