Les enfants et l'esprit d'entreprenariat : elle n'est pas belle la start up nation ?

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le coup de patte est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Chaque jour, Nadia Daam vous présente son coup de patte personnel.

On a uberisé le travail, la restauration, les transports, les services publics, la téléphonie, l’économie, l’écologie, le tourisme, la manufacture, l’immobilier ou encore la presse. Mais personne, n’avait encore songé à disrupter la petite enfance.

Cette injustice est enfin réparée : car oui, les enfants, le temps ou vous pouviez vous curer le nez peinardos en pyjama devant debout les zouzou est fini. Vous aussi vous allez devoir brainstormer asap, faire un benchmark, engager un process challenging pour prendre le lead.

Comme ce garçon de 12 ans, dont l’histoire nous est narrée par sa maman, sur le réseau social professionnel Linkedin.

Dans un article intitulé, "le jour où mon fils de 12 ans est devenu entrepreneur", cette mère, elle, explique comment elle a élevé ses enfants dans l’esprit de l’entreprenariat.

Elle raconte par exemple que quand son fils, lui a demandé de l’argent de poche ; elle a répondu "Non parce que je ne veux pas que tu t'habitues à avoir un salaire". Ce qui est assez sage en effet, on ne dit pas assez aux enfants que leur avenir va être un enfer. C’est pourquoi je recommande de parler très tôt aux enfants des drames qui les attendent : réchauffement climatique, catastrophe nucléaire, probabilité pour que les kids united se reforment en 2030.

Comme il a compris qu’il avait intérêt à faire preuve d’initiative, ce garçon vient en effet de lancer sa start-up. Il faut dire que confie sa mère, ses premiers mots n’ont pas été "maman" ou "papa". Mais "cash flow". C’est-à-dire, "flux de trésorerie".

Si malgré tout, vous voulez vous aussi élever vos enfants dans un esprit start-up, Nadia Daam vous suggère quelques astuces.

Apprenez dès le plus jeune âge à vos bébés à ne pas vous appeler "papa" ou "maman", mais mon "N+1". Leurs frères et sœurs, leurs "partners", et l’école primaire, un "worshop".

Débarrassez leur chambres de jouets, et installez y une imprimante 3D. Enfin, quand ils ne sont pas sages ne les menacez pas de les priver de télé mais de leur coller un audit. Elle est pas belle la start up nation ?