"Le jour le plus moche" de la campagne

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En route pour la Maison-Blanche est une chronique de l'émission Europe soir
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La campagne américaine s'est cristallisée jeudi autour du racisme, les deux candidats s'accusant mutuellement d'en faire preuve.

Les médias américains ont qualifié ce jeudi de "jour le plus moche" de la campagne. Les dernières 24h ont eu des airs de cour d'école. Pour résumer, le dialogue Trump-Clinton s'est focalisé sur la question du racisme, les deux candidats accusant l'autre d'être raciste, tour à tour. Hillary Clinton a dégainé ce nouvel angle d’attaque avec d’abord un clip vidéo qui fait le rapprochement entre Donald Trump et le Ku Klux Klan. Il y est expliqué que le nouveau directeur de campagne de Trump, Stephen Bannon, se définit lui-même comme un porte-parole de l’"alt-right", la droite alternative, soit la version "propre sur elle" des suprémacistes de la race blanche. 

Coup pour coup. Et Donald Trump encourage ce courant, a martelé l’ancienne secrétaire d’Etat. "Donald Trump est en train de faire de groupuscules haineux un courant majoritaire. Il aide une frange radicale à prendre le contrôle du parti républicain. Ce n’est plus le conservatisme telle qu’on le connaît, ce sont des idées racistes, anti-musulmans, anti-immigrants, anti-femmes. Il y a un vieux proverbe mexicain qui dit 'Dites-moi avec qui vous marchez, je vous dirai qui vous êtes' et bien nous savons qui est Donald Trump", a-t-elle lancé lors de son discours.

Donald Trump, lui avait, déjà, traité Hillary Clinton de "raciste" jeudi. Et il s’est défendu dans un meeting dans le New Hampshire. "Hillary Clinton essaye d’accuser notre campagne, et vous tous ici, des Américains respectables, d’être 'racistes', ce que nous ne sommes pas ! Quand les politiques des démocrates échouent, il ne leur reste que ce vieil argument : 'vous êtes des racistes, vous êtes des racistes, vous êtes des racistes. Ils n’arrêtent pas de le dire. C’est un argument fatigué et répugnant."

Boules puantes. Dans la "cour d’école" de cette campagne, il y a aussi les boules puantes. Dont cette boule puante lancée justement sur le nouveau patron de la campagne Trump. Stephen Bannon a été poursuivi il y a 20 ans pour "violences domestiques" contre sa femme. Une affaire classée finalement puisque sa femme ne s’est jamais présentée pour témoigner… menacée par l’avocat de son mari, selon les médias qui ressortent cette affaire.

Mais après tout cela, un peu de légèreté ! C’est l’heure de la récré avec un petit concert d’harmonica lors d’un des shows télé du soir. Le musicien n’était autre que Tim Kaine, le colistier d’Hillary Clinton qui deviendra donc vice-président si elle est élu, ça promet des chouettes soirées au coin du feu à la Maison-Blanche !