Après son élection, Donald Trump enchaîne les rendez-vous

  • A
  • A
En route pour la Maison-Blanche est une chronique de l'émission Europe soir
Partagez sur :

Le futur président doit désormais composer son gouvernement et l'intégralité de son administration, entre 3.000 et 4.000 postes.

Après avoir fait un petit tour de son futur bureau (ovale) à la Maison-Blanche jeudi, Donald Trump prépare sa prise de fonction. Il a 70 jours avant de prêter serment. Vendredi, Donald Trump a une journée "chargée" à New York. C’est lui-même qui l’écrit sur son compte Twitter, dont il a visiblement repris le contrôle. Il y annonce même qu’il va très vite choisir les membres de son futur gouvernement. On ne serait pas étonné qu’il les communique via le réseau social, son mode d’expression favori.



La Trump Tower ultra-sécurisée. Tout ça se passe chez lui, tout en haut de la Tour à son nom sur la 5e avenue à New York, où la sécurité a été renforcée. Des rues ont été bloquées et le survol a été interdit, c’est la "Maison-Blanche" délocalisée au centre de Manhattan, raconte le New York Times. Et Donald Trump a du travail, il doit en effet composer toute son administration avec 3.000 à 4.000 postes à pourvoir. Son équipe reçoit désormais des appels de Républicains repentants. "Des gens qui nous ont lâché, raconte un conseiller, et qui demandent maintenant comment rentrer dans le Monde de Trump. Je leur réponds ‘y a pas moyen !’". D’ailleurs il est intéressant de noter que pour les candidats à tous ces postes, l’équipe de transition de Donald Trump demande à connaître leur situation financière, pour éviter les conflits d’intérêt et ce alors que, le nouveau président n’a toujours pas publié ses feuilles d’impôts.

Trump réaffirme ses priorités... Donald Trump va aussi devoir s’attacher à réaliser ses promesses de campagne. Après sa visite à la Maison Blanche jeudi, il est allé au Congrès, sur le capitole. Et il s’est arrêté brièvement devant une meute de journalistes, pour répéter sa liste de priorités. L’emploi, le système de santé, et l’immigration avec son fameux « mur » promis à la frontière mexicaine dont le coût est estimé à 25 milliards de dollars. Mais à tous ses meetings, Donald Trump a répété cette promesse : “C’est le Mexique qui va payer pour le mur”. Maintenant qu’il est élu, il ne devrait pas passer tant de temps que ça à essayer de convaincre le Mexique, dit un de ses proches, mais ajoute-t-il, c’était un bon argument de campagne…

... mais tempère. Autre engagement répété constamment : poursuivre en justice "Hillary la crapule", pour la plus grande joie de ses supporteurs qui en avaient fait un chant récurrent dans les meetings. "Enfermez-la, enfermez-la, lançaient-ils. En fait, peut-être pas finalement, concèdent deux autres lieutenants de Trump, dont celui qui est pressenti pour être ministre de la justice. On a besoin de sa réconciliation maintenant.