Six nations : l’Angleterre, un immense test pour le "nouveau" XV de France

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Le XV de France, profondément remanié, débute son Six nations par un "crunch".
Le XV de France, profondément remanié, débute son Six nations par un "crunch". © Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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Le XV de France entame son opération reconstruction avec un nouveau sélectionneur, Fabien Galthié, et une équipe profondément rajeunie. Le baptême du feu s’annonce bouillant, avec un "crunch" face aux vice-champions du monde anglais, dimanche (16h) au stade de France. 

Le XV de France n’aura pas le droit à un tour de chauffe. Les Bleus, considérablement rajeunis et emmenés par un nouveau sélectionneur, Fabien Galthié, débutent une nouvelle ère par un immense défi : un "crunch" face à l’Angleterre, vice-championne du monde, en ouverture du tournoi des Six nations. Trois mois après la Coupe du monde 2019, terminée par une élimination terriblement frustrante en quarts de finale face au pays de Galles (20-19), les Français ne partiront pas favoris face à l’armada anglaise, dimanche au Stade de France (16h).

Roulez, jeunesse !

Fabien Galthié l’a annoncé dès son intronisation : son objectif est de construire la meilleure équipe pour aborder la Coupe du monde 2023, en France, dans l’optique de la victoire finale. L’ancien demi de mêlée, qui a remplacé Jacques Brunel, n’a pas hésité à rajeunir considérablement les rangs tricolores pour tourner la page d’années de désillusions et de "défaites encourageantes." La jeunesse a pris le pouvoir avec un XV de départ, dimanche, qui affiche à peine plus de 25 ans et (seulement) 14 sélections de moyenne, et avec un nouveau capitaine, Charles Ollivon, un "ancien" du haut de ses 26 ans et 11 sélections.

Le cinq de devant a été recomposé, avec notamment la première ligne Baille-Marchand-Haouas (19 sélections cumulées !). La jeune garde a tout de même des atouts, avec la charnière Antoine Dupont-Romain Ntamack, titulaire à la Coupe du monde et qui avait déjà offert de solides gages. Plusieurs forfaits vont cependant compliquer la tâche des Français. Dernier coup dur en date : la blessure samedi à l’entraînement du jeune et déjà précieux ailier Damian Penaud, l’une des révélations du dernier Mondial.

Les Anglais promettent "une brutalité totale et absolue"

Si la jeune génération bleue laisse augurer de belles promesses, elle devra être capable de résister à la furie anglaise, l'une des meilleures équipes de la planète. Eddie Jones, le très martial sélectionneur australien du XV de la Rose, a promis l’enfer aux Français. "La France peut s'attendre à une brutalité totale et absolue de la part de l'Angleterre. Nous venons pour être sûrs qu'ils comprennent bien ce que ça veut dire, le rugby", a-t-il assuré en conférence de presse.

Il faut dire que les Anglais ont, comme leur sélectionneur, une revanche à prendre. Surclassés physiquement par l’Afrique du Sud en finale de la Coupe du monde (32-12), ils ambitionnent clairement d’aller au bout lors de la prochaine édition, dans quatre ans… en France. L’an dernier, il n’y avait en tout cas pas eu match entre les deux équipes, avec un récital anglais à Twickenham (44-8). Les jeunes Bleus ont, eux aussi, une revanche à prendre.