Violences sur une nonagénaire en Ehpad : le procès de l'aide-soignant reporté

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L'aide-soignant de 57 ans a demandé au tribunal de Créteil un délai pour préparer sa défense. (Photo d'illustration)
L'aide-soignant de 57 ans a demandé au tribunal de Créteil un délai pour préparer sa défense. (Photo d'illustration) © AFP
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Le procès de l'aide-soignant soupçonné d'avoir violenté et insulté une dame de 98 ans dans un Ehpad d'Arcueil a été renvoyé au 22 mars. 

Le procès de l'aide-soignant soupçonné d'avoir violenté et insulté une dame de 98 ans dans un Ehpad d'Arcueil, dans le Val-de-Marne, a été renvoyé vendredi au 22 mars, selon les informations d'Europe 1. 

Cet homme de 57 ans, employé d'Adef Résidences depuis dix ans et qui comparaît pour violences sur personne vulnérable, avait demandé au tribunal de Créteil un délai pour préparer sa défense. Il sera maintenu en détention provisoire dans l'attente de son procès, et le tribunal a demandé une expertise psychiatrique.

Des vidéos d'une extrême dureté. "Je voulais m'excuser auprès de la famille", a t-il déclaré calmement depuis le box. Cet homme avait été interpellé et placé en garde à vue mercredi, après une plainte des enfants de la vieille dame, qui, soupçonnant des maltraitances, avaient installé début février une caméra dans sa chambre de l'Ehpad "La maison du grand cèdre" du groupe Adef Résidences. Sur les vidéos, on voit l'aide-soignant tirer par les jambes la nonagénaire au sol pour la remettre dans son lit, lui donner des coups de pieds, des gifles, la tirer par les cheveux. "Tu me fais chier espèce de vieille salope", "ferme ta gueule", lui dit-il à plusieurs reprises, selon une source proche du dossier. "Comment tu veux que je fasse", "pitié pour moi", le supplie la vieille dame en retour.

L'homme dit avoir "pété un câble". Des faits "d'une particulière gravité, d'une particulière cruauté", a décrit la procureure. Devant les enquêteurs, ce père de famille avait nié les faits, jusqu'à la confrontation avec les images vidéo. Il a ensuite parlé d'actes isolés et dit avoir "pété un câble". Adef Résidences, qui s'est constitué partie civile, avait déploré un "acte de violence insoutenable" et a mis à pied son salarié "dès connaissance des faits".

D'autres familles de pensionnaires ont été entendues dans le cadre de l'enquête, notamment celles résidant au même étage, mais personne n'a pour l'instant fait état d'autres violences. Avant l'audience, la famille de la vieille dame avait par la voix de son avocate fait part de son intention de demander le huis-clos pour le procès, au cours duquel les vidéos devraient être diffusées.