Vaccin : Clément Beaune évoque d'éventuelles "sanctions" en cas de retard de livraison

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Clément Beaune était l'invité d'Europe 1 vendredi matin. 2:31
Clément Beaune était l'invité d'Europe 1 vendredi matin. © Europe 1.
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Les laboratoires Pfizer et BioNTech accusent un retard dans la livraison du vaccin aux pays européens. La cadence normale reprendra dès lundi, assure toutefois le secrétaire d'Etat Clément Beaune sur Europe 1. "Sinon, il peut y avoir des pénalités ou des sanctions", dit-il. 
INTERVIEW

Depuis quelques jours, la campagne de vaccination française tourne au ralenti. La semaine dernière, Pfizer et BioNTech avaient annoncé de façon inopinée ne pas être en mesure de fournir la quantité de doses à laquelle ils s'étaient engagés, déclenchant le courroux des pays européens. Les laboratoires avaient évoqué une baisse de cadence "pour trois à quatre semaines". Mais selon Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, le rythme de livraison reprendra finalement son cours normal dès lundi. "Les engagements doivent être respectés. Sinon il peut y avoir des pénalités ou des sanctions", a-t-il affirmé vendredi matin sur Europe 1. 

Dès samedi dernier, lendemain de l'annonce de Pfizer, la président de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait téléphoné au PDG du laboratoire pour lui demander des explications sur le délai de livraison, raconte Clément Beaune. Les laboratoires ont annoncé depuis un plan pour revenir au calendrier initial de livraisons à l'Union européenne, "à partir de la semaine du 25 janvier". 

Six doses au lieu de cinq

Ce rattrapage est notamment permis par la diminution du nombre de flacons livrés annoncée par Pfizer. Les autorités sanitaires considérant qu'on peut finalement injecter six doses et non pas cinq à partir de chaque flacon, le laboratoire en profite pour revoir le volume de ses livraisons à la baisse, arguant qu'il s'est engagé sur un nombre de doses, pas de flacons. "Cette adaptation permettra de livrer plus ensuite. Mais en aucun cas cette sixième dose n'est une compensation du retard des livraisons. Nous ne faisons pas ça sous la pression des industriels mais selon une recommandation scientifique", souligne Clément Beaune.

Si un "creux" a été enregistré cette semaine dans les volumes livrés, le rythme normal reprendra "dès lundi" avant d'"accélérer mi-février". Quant au retard pris dans la campagne, il sera rattrapé "à la fin du premier trimestre", avait assuré lundi Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l'Industrie. "On a signé des contrats, ils sont obligatoires", conclut Clément Beaune.

Europe 1
Par Laetitia Drevet