cours de récréation 1:23
  • Copié
Lionel Gougelot, édité par Manon Fossat
Plusieurs villes de France se penchent sur la question de l'égalité entre les filles et les garçons dès le plus jeune âge. La commune d'Hem, près de Roubaix, met notamment en place des cours de récréation non genrées pour encourager les discussions et lutter contre le sexisme dans l'espace public. 
REPORTAGE

Dans certains établissements, les cages de foot ont été remplacées par des bancs pour encourager les discussions entre filles et garçons. Ces cours de récréation non genrées sont en effet expérimentées à Trappes, Grenoble et dans la commune d'Hem, près de Roubaix, dans le Nord de la France. 

Un climat "plus apaisé"

Des aménagements d'îlots de verdure dans la cour de récréation de l'école Saint-Exupéry. C'était l'occasion pour le maire Francis Vercamer de redessiner les espaces de jeux pour laisser plus de place aux filles et favoriser la mixité. "Notre terrain de foot prenait 80% de la surface de la cour d'école. Maintenant, il en prendra beaucoup moins", explique-t-il. "Quelques garçons râlent mais je pense qu'ils ont retrouvé d'autres jeux plus mixtes, plus adaptés à la mixité dans nos cours d'école, comme la balle au prisonnier", poursuit l'édile.

Une cour de récréation dans laquelle Anastasia, élève de CM1, se sent maintenant bien plus à l'aise. "Avant, les garçons avaient deux buts et maintenant, ils n'en ont plus qu'un. On peut courir partout sans se prendre des balles", se réjouit-elle.

 

L'apprentissage de la mixité dans ce quartier populaire est aussi une préoccupation quotidienne pour la directrice Roselyne Joly. Et c'est vrai, ces nouveaux aménagements créent un climat plus apaisé. "Disons que comme le foot prend moins de place, les enfants prennent beaucoup plus d'espace et ça les apaise", constate-t-elle. Pour favoriser les échanges, des bancs de l'amitié ont en plus été installés autour des jeux. Ici aussi, on peut discuter entre filles et garçons.