Une manifestation pour une autoroute. Ce vendredi, le gouvernement a annoncé qu'il allait demander un sursis à exécution pour permettre au chantier de l'A69 de reprendre, dans l'attente de la procédure d'appel, a annoncé le ministre chargé des Transports, se disant "déterminé" à mener ce projet à bien. Et pour les habitants des hameaux entre Toulouse et Castres, l'A69 est parfois une question de survie économique.
"L'autoroute serait la bienvenue"
"Cinéma, cafés, restaurants... Tout se casse la figure", explique Isabelle dans son salon de coiffure, dont la survie dépend de l'autoroute. "L'autoroute serait la bienvenue." Une A69 également souhaitée par Gérard dans son entreprise de découpe de viande, difficilement accessible par la route actuelle. "Avec les embouteillages, la viande n'arrive pas assez vite. Il y a un manque à gagner, l'activité a vraiment baissé et s'il n'y a pas l'autoroute, on va virer du monde", confie-t-il à Europe 1.
Un désenclavement indispensable pour Marcel et Sophie, deux artisans qui vont manifester pour défendre ce projet ce samedi à Castres. "Je pense qu'on sera très nombreux", lance-t-il. "Mais il faut faire attention qu'il n'y ait pas des personnes qui créent des désordres. On sait ce qu'elles sont capables de faire", tempère Sophie.
Et effectivement, des opposants pourraient en effet venir jouer les troubles-fête et même si la dernière manifestation de ce type il y a 12 ans s'était déroulée sans problème, de l'eau a coulé sous les ponts depuis et la radicalisation est passée par là.