Too Good to Green, le projet de deux Lyonnaises pour rendre les étudiants plus écolos

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Too Good To Green est encore à l'état de projet mais les deux étudiantes lyonnaises comptent bien aller jusqu'au bout de leur idée.
Too Good To Green est encore à l'état de projet mais les deux étudiantes lyonnaises comptent bien aller jusqu'au bout de leur idée. © DR
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Marion Di Rollo et Marie Raison, deux étudiantes lyonnaises, ont présenté "Too Good To Green", une application pour aider les étudiants à adopter des gestes écologiques, lors d'un concours d'innovation de Red Bull. Même si elles n'ont pas gagné, elles veulent aller au bout de leur idée, convaincues que les étudiants sont la clé dans le combat pour l'environnement. 
INTERVIEW

"Il faut aller au-delà des clichés sur l'écologie et agir" : c'est avec ce mot d'ordre que Marion Di Rollo et Marie Raison, deux étudiantes de l'École Supérieure du Digital de Lyon représentent la France au Red Bull Basement, un concours d'innovation pensé par et pour la jeunesse. Lors de la grande finale, qui s'est tenue en ligne du 11 au 13 décembre, elles ont présenté à un jury de professionnels Too Good To Green, leur application pour verdir la vie des étudiants et des campus. Engagées pour l'écologie, elles sont persuadées que leur projet peut avoir un impact concret dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Sensibiliser les travailleurs de demain

Les deux étudiantes de 22 et 21 ans ont créé Too Good To Green lors d'un atelier en commun pour leur école. "C'est une application qui propose des défis environnementaux positifs et qui repose sur trois objectifs : conseiller, pousser à agir et récompenser les étudiants et les campus pour la réduction de leurs émissions carbone", explique Marion Di Rollo, actuellement en master d'expérience utilisateur. Pour sa camarade Marie Raison, cibler les étudiants est essentiel : "Ce sont les entrepreneurs et les travailleurs de demain. S'ils sont sensibilisés dès aujourd'hui, ils agiront naturellement demain en entreprise".

Too Good To Green a donc été conçue comme une application ludique. "Dans un premier temps, elle utilise les données des utilisateurs pour calculer leur empreinte carbone et leur attribuer un score. Sur leur profil, les étudiants verront ce score, son évolution, et ils pourront accéder à des conseils personnalisés et des défis quotidiens, hebdomadaires ou mensuels pour adopter des gestes éco-responsables", précise Marion Di Rollo. Convaincu par le projet, l'ESD Lyon leur a proposé de les inscrire au concours Red Bull Basement.

Conseiller les étudiants mais aussi les campus

Dans cette optique, les deux étudiantes ont travaillé pour améliorer leur idée. "On veut s'appuyer sur des actions toutes simples, que l'on connaît mais auxquelles on ne pense pas toujours, par exemple trier ses mails. Les serveurs qui stockent les mails émettent énormément de CO2. Ça passe aussi par bien faire son tri sélectif, faire ses achats en vrac, etc.", rappelle Marie Raison, autoentrepreneuse qui poursuit un master de création digitale. Too Good To Green proposera aussi des solutions pour les campus : "mettre en place un compost, un système de troc ou revente d'objets d'occasion ou de vieux vêtements à la Vinted".

600 x 300

Au centre de leur démarche, il y a l'idée que même les étudiants peuvent adopter un mode de vie écologique. "Il y a énormément de clichés sur ça. Mais il n'y a pas besoin d'avoir de l'argent pour être écolo. Par exemple, les courses en circuit court, on a tout de suite en tête que ça coûte plus cher que d'aller au supermarché alors que ce n'est pas forcément le cas", affirme Marie Raison. "Il y a un travail de sensibilisation à faire auprès des étudiants pour leur faire prendre conscience que non, être écolo ce n'est pas jeter de l'argent par les fenêtres et que non, ça n'est pas synonyme de contraintes."

"On a quelque chose d'important entre nos mains"

Sélectionnée parmi 3.800 projets, l'application des deux Lyonnaises a donc représenté la France au Red Bull Basement. "Très fières" d'en être arrivé là, elles étaient en compétition avec 36 concurrents venus d'autant de pays pour la phase finale. Pendant quatre jours, elles ont suivi des ateliers, des conférences et des cours en ligne pour améliorer leur projet. Malheureusement, elles se sont arrêtées aux portes du Top 10 et n'auront donc pas la chance d'être incubées par Red Bull pour développer leur application.

" On ira jusqu'au bout. "

Pas de quoi arrêter les deux étudiantes. "Hors de question d'abandonner le projet ici", s'exclame Marion Di Rollo. "Ces dernières semaines, on a discuté avec des étudiants, des business angels, des directeurs de campus et on s'est rendu compte qu'on avait quelque chose d'important entre nos mains", assure-t-elle. "L'aventure continue, on ira chercher les soutiens nécessaires ailleurs. On ne sait pas comment monter une start-up mais on se fera aider. On s'est déjà renseignées pour des demandes de subventions auprès des territoires. On ira jusqu'au bout."