Les étudiants préfèrent s'engager pour le climat plutôt que de travailler pour les Gafa

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Selon une étude du Boston Consulting Groupe, les jeunes des grandes écoles préfèrent s'engager dans l'environnement plutôt que de travailler pour les géants d'internet : Google, Amazon ou Facebook. L'image des Gafa s'est dégradée en dix ans. Plus que les hauts salaires, les jeunes prônent désormais les valeurs de l'entreprise.

La planète plutôt qu’internet. Selon une étude du Boston Consulting Groupe, réalisé auprès des étudiants des grandes écoles, les Gafas ne font plus rêver les étudiants, qui préfèrent s'engager pour l'environnement. Ils classent en priorité numéro une le souhait de travailler dans le secteur de l’environnement. Et en numéro deux, le secteur de l’énergie. Une position stratégique pour faire évoluer les modes de production et passer des énergies fossiles aux énergies décarbonées. Le monde change et la génération "Greta Thunberg" est à l’œuvre.

Le salaire, en 10ème position quant au choix d'un premier travail

Il y a dix ans, les étudiants rêvaient tous de travailler chez les géants du web, les Gafa. Google, Amazon, Facebook, Apple : des entreprises vues comme porteuses d’un monde meilleur. Désormais, ces firmes sont synonymes de Big Brother, de surveillance de masse des populations. Et peu soucieuses du bien commun, en refusant par exemple de payer leurs impôts.

Pourtant, avec les milliards de profits engagés, ces entreprises ont de bons arguments pour recruter les jeunes avec des salaires valorisés. Mais là aussi, l’étude montre que les élèves des grandes écoles ont changé leurs critères dans le choix dans leur métier. La rémunération n'arrive qu'en dixième position, loin derrière l'intérêt du poste, les valeurs de l'entreprise et la fierté que votre travail vous procure. Des critères nettement défavorables pour les géants d’internet.

Ne pas s'asseoir sur leurs principes

Ces conclusions corroborent une enquête du New-York Times, publiée la semaine dernière qui faisait exactement le même constat. Désormais, pour les étudiants américains travailler pour les Gafas, c'est un peu comme travailler pour les banques de Wall Street : ils sont très bien payés mais doivent s’asseoir sur leurs principes. D'ailleurs Google vient de sortir du top 10, des meilleurs endroits où travailler.

Face au défi climatique, il est réconfortant de voir une jeunesse qui se retrousse les manches et qui assume de vouloir sauver la planète.

Europe 1
Par Axel de Tarlé, édité par Mathilde Durand