Télétravail impossible : ces entreprises déstabilisées par le problème de la garde d'enfants

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chantier maison 1:30
La garde des enfants peut virer au casse-tête pour les employés qui ne peuvent pas télétravailler. © Philippe HUGUEN / AFP
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Alors que de nouvelles mesures viennent d'être prises face au coronavirus, les écoles vont de nouveau devoir fermer. Un casse-tête pour certaines entreprises dont l'activité n'est pas compatible avec le télétravail, et dont les salariés vont être contraints de rester en chômage partiel pour garder leurs enfants.
REPORTAGE

Le stress provoqué par la fermeture des écoles ne concerne pas que les salariés, moyennement réjouis à l’idée de travailler à la maison. Il concerne aussi des dizaines de milliers d’entreprises dont l’activité n’est pas "télétravaillable". Comment ces entreprises vont-elles continuer leur activité tout en étant privées de certains de leurs salariés, contraints de rester en chômage partiel à la maison pour garder leurs enfants ? Éléments de réponse avec l'exemple de la SIC, une entreprise spécialisée dans le nettoyage industriel qui emploie trente personnes près de Nice.

"Réorganiser au cas par cas l'ensemble des plannings"

Pour assurer l’entretien et le nettoyage de sites industriels, pas d'autre choix que d'intervenir sur place, dans les usines. C’est le métier de Thomas Collet. Chaque jour, ses trente salariés vont d’une usine à l’autre pour assurer leur mission. Mais à partir de la semaine prochaine, il risque d’y avoir des trous dans le planning.

"Actuellement, on est en train de faire le tour de nos salariés pour savoir qui pourra et qui ne pourra pas", explique Thomas Collet au micro d'Europe 1. "On va essayer de réorganiser au cas par cas l’ensemble de nos plannings, et le cas échéant, faire appel à l’intérim", poursuit-il. "Mais il faut avoir conscience qu’une personne qui a une connaissance des usines de nos clients - qui nécessitent des savoir-faire industriels spécifiques - ne peut pas être remplacée de manière totalement productive par un intérimaire. Ça désorganise forcément un peu."

Heureusement, dit le gérant, les clients sont compréhensifs, notamment parce qu'il y a eu le précédent du premier confinement. Mais à cette époque, les clients avaient fermé leurs usines et le problème ne se posait donc pas. Or, cette fois-ci, les usines tournent. Le travail doit donc être fait.

Europe 1
Par Olivier Samain, édité par Pauline Rouquette