Procès Charlie : la sœur d'Hayat Boumeddiene évoque "une dizaine d'appels" depuis 2015

, modifié à
  • A
  • A
Au procès des attentats de janvier 2015, le 2 septembre 2020. 1:36
Au procès des attentats de janvier 2015, le 2 septembre 2020. © AFP
Partagez sur :
La sœur d'Hayat Boumeddiene, auditionnée vendredi au procès des attentats de janvier 2015 à Paris, a expliqué avoir parlé au téléphone une dizaine de fois avec elle depuis janvier 2015 et évoqué un dernier contact en octobre 2019, tout en assurant ne pas savoir où elle se trouvait.

Elle est la dernière personne à avoir parlé à Hayat Boumeddiene avant son départ en Syrie. La sœur de la compagne d'Amédy Coulibaly a été auditionnée vendredi au procès des attentats de janvier 2015. Elle a expliqué avoir échangé une dizaine de fois au téléphone avec sa sœur entre janvier 2015 et octobre 2019, sans jamais que celle-ci lui confie sa position géographique. 

Hayat Boumeddiene lui aurait dit se trouver dans un camp, sans préciser lequel

Leur dernier échange remonte "à octobre 2019", a-t-elle assuré devant la cour d'assises spéciale de Paris, qui l'entendait comme témoin. Hayat Boumeddiene lui aurait dit se trouver dans un camp, sans préciser lequel. Cette déclaration vient accréditer le témoignage d'une Française rentrée de Syrie, Sonia M., qui a affirmé l'avoir vue, en octobre 2019, dans l'immense camp de réfugiés syrien d'Al-Hol. Selon cette "revenante", entendue dans le cadre d'une autre procédure, Hayat Boumeddiene s'en serait depuis échappée, possiblement vers Idlib.

"Vous êtes la seule qui puissiez nous aider", plaide l'avocat des parties civiles

A écouter sa sœur, elles prennent des nouvelles l’une de l’autre mais rien de plus. Face à elle, l’avocat des parties civiles, Me Jean Chevais, tire la première flèche. "Vous êtes la seule qui puissiez nous aider. Elle ne vous a rien dit en 5 ans ? Juste 'ça va' ? On ne peut pas le croire." La témoin encaisse et assure tout faire pour aider la police. "Et si je garde un lien, c’est parce que j’ai l’espoir qu’un jour ma sœur me dise 'je veux revenir en France'."

Europe 1
Par Justin Morin avec AFP, édité par Laetitia Drevet