Pascal Canfin : "Il est absurde que le carburant des automobiles soit taxé et pas le kérosène"

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Le candidat LREM aux élections européennes a défendu, dimanche sur Europe 1, l'idée de taxer le kérosène des avions.
INTERVIEW

C'est l'une des grandes questions qui s'est posée ces derniers mois dans le sillage du mouvement des "gilets jaunes" : pourquoi l'essence est-elle taxée quand le kérosène ne l'est pas ? Interrogé sur le sujet dimanche, Pascal Canfin a reconnu un paradoxe. "Il est absurde que le carburant des automobiles soit taxé et le kérosène des avions, encore plus polluant, ne le soit pas", a-t-il répondu dans Le Grand Rendez-Vous d'Europe 1, CNews et Les Échos. "On marche sur la tête."

Essayer d'obtenir un accord au niveau européen

Le numéro deux de la liste LREM aux élections européennes a estimé que c'était à l'Union européenne de s'emparer du sujet. "Évidemment il faut aller dans cette direction, d'abord au niveau européen. Il faut faire les choses dans l'ordre. Chacun comprend que le trafic aérien c'est d'abord continental." Pour Pascal Canfin, l'Europe doit se donner "12 à 18 mois pour voir si ce chemin-là est possible à 27". 

Si les 27 pays de l'Union européenne n'arrivaient pas à se mettre d'accord, il faudrait alors prendre des mesures "au niveau national dans le cadre d'une coopération renforcée avec d'autres pays", a-t-il précisé, en mentionnant la Suède, les Pays-Bas ou encore l'Allemagne. Au total, "sept ou huit pays européens" pourraient se mettre plus aisément d'accord.

Banque européenne pour le climat

D'autres mesures en faveur du climat sont défendues par la liste LREM aux européennes, notamment la création d'une banque européenne pour le climat. Pascal Canfin souhaite qu'elle soit en lien étroit avec la Banque européenne d'investissement. Par ailleurs, il aimerait une meilleure orientation des fonds structurels de l'Europe, qui sont alimentés par les États. "C'est un pot commun qui finance des infrastructures, notamment dans les pays de l'Est", a rappelé le candidat LREM. "Nous sommes favorables à ce qu'ils s'alignent sur l'Accord de Paris", en refusant de financer des infrastructures polluantes pour privilégier, par exemple, les transports propres.