"On demande à pouvoir passer nos examens !" : à la fac de Rennes 2, des étudiants remontés contre les blocages

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Certains étudiants de la fac de Rennes 2 ont lancé une pétition pour pouvoir passer leurs examens, repoussés à cause de blocages. Photo d'illustration. 2:31
Certains étudiants de la fac de Rennes 2 ont lancé une pétition pour pouvoir passer leurs examens, repoussés à cause de blocages. Photo d'illustration. © FREDERICK FLORIN / AFP
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À Rennes, la faculté est bloquée depuis plusieurs semaines par des étudiants en lutte contre la réforme des retraites. Les examens ont déjà été repoussés une première fois la semaine dernière. Alors que le mouvement se durcit, d'autres étudiants ont lancé une pétition pour réclamer de pouvoir passer leurs partiels.

Au 42e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, le mouvement peut sembler perdre du terrain dans la rue. Mais dans certains facultés, au contraire, il se durcit. À Rennes 2, depuis la rentrée de janvier, les blocages s'enchaînent. Déjà repoussés une première fois, les partiels, prévus à partir de ce lundi, ont de nouveau été décalés. C'en est trop pour certains étudiants qui ont créé un groupe Facebook et lancé une pétition en ligne. "On demande tout simplement à pouvoir passer nos examens", explique au micro d'Europe 1 Clémence, 20 ans, étudiante en L2. 

"En colère contre la présidence de l'université qui n'a pas anticipé"

"Le but, c'était de nous faire entendre", poursuit-elle, encore agacée par les actions menées par les étudiants mobilisés le 6 janvier dernier. Ils avaient alors fait irruption dans les salles d'examen, éteint les lumières et déchiré les feuilles d'émargement. "On est aussi en colère contre la présidence de l'université qui n'a pas anticipé des actions pourtant assez prévisibles. Dans d'autres facs, les examens ont été passés via des devoirs maison par exemple", souligne Clémence.

Pour la jeune étudiante, le dialogue est rompu avec ses homologues grévistes. "À partir du moment où ils ont des convictions fortes, c'est compliqué de les dissuader de faire ce genre de choses. Ils estiment que les choses pour lesquelles ils se battent ont plus de valeur qu'un simple examen qu'on pourra repasser plus tard." Selon elle, il est pourtant possible d'anticiper pour organiser les examens. "Avec les assemblées générales organisées, on peut prévoir les blocages à venir ou les actions des étudiants qui manifestent. Et peut-être essayer de trouver des solutions pour qu'on se mette d'accord sur une manière de se mobiliser qui n'atteindrait pas directement nos examens."

Europe 1
Par Margaux Baralon