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Sécurité sociale : pourquoi les médecins libéraux se mettent en grève ce lundi

Yasmina Kattou - Mis à jour le . 1 min
Plusieurs mesures de la loi de financement de la Sécurité sociale provoquent la colère des généralistes.
Plusieurs mesures de la loi de financement de la Sécurité sociale provoquent la colère des généralistes. AFP / © Charly TRIBALLEAU / AFP

Les médecins de ville et cliniques débutent ce lundi un mouvement de grève qu'ils prédisent très suivi, afin de dénoncer le budget "insuffisant" de la sécurité sociale 2026 et exprimer leur crainte de la remise en question de leur liberté d'exercice. La mobilisation doit durer dix jours.

À la colère paysanne, il faut aussi ajouter la grève des médecins libéraux. La ministre de la Santé n'exclut pas la possibilité de recourir à des réquisitions pour lutter contre cette grève qui commence ce lundi pour dix jours. Menace agitée par Stéphanie Rist dimanche dans un entretien à la République du Centre. Plusieurs mesures de la loi de financement de la sécurité sociale provoquent cette colère des généralistes.

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"On ne peut pas l'accepter"

Première mesure décriée par les médecins : la possibilité pour l'assurance maladie de contourner le dialogue social et de baisser les tarifs de certains actes. "Si les négociations qu'on a avec eux achoppent, à ce moment-là le directeur a le pouvoir de baisser les tarifs s'il le veut. Ça remet en question le fait même de l'existence de discussions conventionnelles. On ne peut pas l'accepter", dénonce Jérôme Marty, président de l'Union française pour une médecine libre.

Le budget de la Sécurité sociale prévoit aussi de limiter aux médecins la prescription et la durée des arrêts maladie, une atteinte à la liberté de prescrire pour les professionnels. Jérôme Marty déplore aussi la fin du remboursement des prescriptions faites par des médecins non conventionnés, qui ne pratiquent pas les tarifs de l'assurance maladie.

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"Un médecin allemand vous prescrit une ordonnance, vous vous la faites délivrer en France et vous êtes remboursé alors que le médecin allemand n'est pas conventionné. Et si vous allez voir un médecin français non conventionné, vous n'êtes pas remboursé. Ça représente des centaines de milliers de patients qui sont cotisants à l'assurance maladie et qui demain se retrouvent sans remboursement", s’insurge-t-il.

Pour protester, le seul moyen c'est de fermer les cabinets, dit Jérôme Marty. Le mouvement s'annonce très suivi avec près de 80% de grévistes.