"On a un super président" : le plaidoyer pro-Macron du patron de Free Xavier Niel

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Sur Europe 1 jeudi matin, le patron de Free Xavier Niel, huitième fortune de France, apporte son soutien sans faille à Emmanuel Macron, en pleine crise des "gilets jaunes".

INTERVIEW

"Je ne suis pas à la mode en disant cela, mais je crois qu'on a un super président, qui est capable de réformer la France." Alors qu'Emmanuel Macron est en fâcheuse posture, critiqué de toutes parts en pleine crise des "gilets jaunes", il peut compter sur le soutien de Xavier Niel, PDG fondateur du groupe Iliad, maison-mère de Free. Au micro de Nikos Aliagas jeudi matin sur Europe 1, il s'est lancé dans un plaidoyer en faveur du chef de l'État.

Macron fait des "lois fantastiques". "Il faut qu'il réforme la France de tous les côtés. On a le sentiment qu'il l'a fait uniquement pour les plus aisés. Mais il est en train de faire des lois fantastiques", assure Xavier Niel, qui a vu en 2018 sa fortune estimée à 7 milliards d'euros contre 6,6 en 2017, faisant ainsi de lui la huitième fortune française.

Et d'illustrer : "Aujourd'hui, en France, j'ai gagné beaucoup d'argent. Si je veux donner cet argent à des fondations le jour où je 'dors', je n'en ai pas la possibilité. Ils (Emmanuel Macron et son gouvernement) sont en train de travailler sur une loi pour des gens comme moi, qui permet de redistribuer s'ils le souhaitent. Il crée des choses qu'aucun président ou aucun gouvernement n'a eu envie de faire."

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Le juin 2017, Emmanuel Macron visite un incubateur de start-up aux côtés de Xavier Niel. Crédit photo : Bertrand GUAY / POOL / AFP

>> De 7h à 9h, c'est deux heures d'info avec Nikos Aliagas sur Europe 1. Retrouvez le replay ici

"J'espère qu'il continuera". Xavier Niel le conçoit : Emmanuel Macron "peut représenter quelque chose qui semble négatif, le 'président des riches'". Mais "il faut virer ce marqueur", considère-t-il. "Je l'ai rencontré chez Hollande, il était différent, et je ne pense pas qu'il ait changé. On a quelqu'un qui a envie de faire évoluer le pays. Après, on peut faire des gaffes de fond, de forme. La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Mais j'espère qu'il continuera."

La patron ironise, hilare : "Maintenant, on a besoin d'un marqueur de gauche, pour que les riches vous disent : 'c'est un salaud de président de gauche. On en a marre !' Et tant mieux, ce sera une bonne chose."