En moyenne, 50 policiers font appel chaque mois à ce dispositif d'aide (Illustration). 1:29
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William Molinié, édité par Ugo Pascolo , modifié à
Selon les informations recueillies par Europe 1, 750 fonctionnaires ont fait appel au groupe d’appui des policiers victimes depuis sa mise en place le 4 août 2020. Entre un et deux policiers considèrent chaque jour que leur vie privée est menacée à la suite de tags anti-police, de menaces verbales, voire d’agressions parfois lorsqu’ils sont hors service.

"Violer un Baceux (sic) = 50K€, embuscade = 1.000€, outrage : 100K€". Un nouveau "tableau de primes" a été constaté dimanche dans le hall d’un immeuble de Montévrain, en Seine-et-Marne, faisant l’objet de l’ouverture d’une procédure. Tags anti-police, embuscades, agressions hors service de policiers… Face aux menaces et violences à l’encontre des forces de l’ordre, dans le cadre de leur mission de sécurisation ou dans leur vie privée, le ministère de l’Intérieur a mis en place depuis un an et demi un dispositif d’aide pour les policiers victimes.

Un à deux policiers demandent de l'aide chaque jour

Selon les informations d'Europe 1, 750 fonctionnaires ont fait appel au groupe d’appui des policiers victimes depuis le 4 août 2020, jour où il a été créé. Soit une moyenne de 50 chaque mois, ou un à deux policiers chaque jour, donc, qui se considèrent menacés dans leur vie personnelle en raison de leur métier de policier, au point de faire appel aux services de la direction générale de la police nationale (DGPN). 

En 2019, plus de 50.000 faits d’agression, menace, outrage ou injure à l’encontre de policiers avaient été enregistrés. Au-delà des statistiques, cet indicateur permet de prendre en compte les conséquences des actes d’intimidation personnelle ou des violences commises à leur encontre dans le cadre privé. L’évolution de cet indicateur est suivi de près par la place Beauvau, à l’heure où certaines interventions policières sont remises en cause. Selon nos informations, un quart de ces demandes d’assistance concernent des situations d’ordre privé, comme un policier par exemple menacé par son voisin en raison de sa qualité.

"Cela va de l’écoute et l’accompagnement juridique, jusqu’au changement de domicile ou de mutation dans les cas les plus graves, lorsque cela le nécessite. "Nous avons une obligation d’agir vite", détaille au micro d'Europe 1 le commissaire Philippe Zanardi, chef du département d’accompagnement des personnels de la police nationale.

Une dizaine de changements de domicile

Une dizaine d’agents ont bénéficié d’un changement de domicile et d’affectation en urgence depuis la mise en place du dispositif. Les conjoints, conjointes et l’ensemble de leur famille sont, elles aussi, accompagnées. Un numéro vert et une adresse électronique dédiée ont été mis en place pour les agents. Le policier victime "doit pouvoir avoir recours très rapidement à un interlocuteur qui le conseille, l’écoute et l’oriente dans ses démarches", indiquait le communiqué de presse du ministère de l’Intérieur lors du lancement de ce dispositif.