Les habitants, de retour chez eux près de Landiras, sont sous le choc devant l'état du paysage, totalement dévasté par les incendies. 1:33
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Benjamin Peter, édité par Romain Rouillard , modifié à
Autour de Landiras, les feux de forêt sont désormais fixés. Si les pompiers restent très attentifs à l'évolution de l'incendie, la plupart des personnes évacuées ont pu retrouver leur logement. Mais la découverte des parcelles calcinées et des arbres noircis par les cendres représente un choc pour ces habitants.
REPORTAGE

Le retour à la maison est douloureux pour les habitants des communes proches de LandirasÉvacués en urgence, voici quelques jours en raison des incendies, ils retrouvent un paysage totalement meurtri après le passage des flammes. Et ne peuvent cacher leur tristesse au micro d'Europe 1.

Muriel tente de réconforter sa sœur qui découvre les pins totalement brûlés. La maison et le jardin sont sauvés, mais autour tout est perdu. "La forêt, il n'y en a plus. C'est la vie de cette maison-là, c'est la maison de nos arrière-arrière grands-parents. C'est pas gai, ça fait mal, c'est la désolation", exprime cette habitante.  

Des cellules psychologiques bientôt mises en place 

De son côté, Stéphanie a eu très peur pour sa maison qui était à quelques mètres du feu. Elle a du mal à reconnaître les lieux. "C'était à deux doigts, les pompiers ont sauvé notre maison. On a choisi d'habiter à la campagne parce que c'est la nature, les arbres et tout ça, c'est partie en fumée. Donc c'est vrai que c'est difficile. Mais même pour les enfants, c'est compliqué, il n'y a plus rien. Les balades en vélo ou les balades à pied, pour l'instant, c'est terminé".

Pour Mylène Doreau, la maire de la commune de Guillos, il faudra accompagner ces habitants traumatisés. "J'ai une dame qui est passée hier pour la première fois, elle est repartie en pleurant. Il y a des cellules psychologiques qui vont être mises en place. On aura besoin d'être accompagnés par rapport à ce nouveau paysage que les personnes qui vivent là depuis des années ne vont pas reconnaître".

D'autant que le feu n'est toujours pas éteint. Des pompiers continuent de traiter les points chauds inlassablement, aidés par les hélicoptères bombardiers d'eau. Un travail qui pourrait durer encore plusieurs semaines.