vélo Paris 1:16
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Nicolas Feldmann, édité par Mathilde Durand
Après 47 jours de grève contre la réforme des retraites, la RATP annonce un trafic quasi-normal lundi. Les Franciliens pourront reprendre le chemin des transports, mais certains veulent garder leurs nouvelles habitudes de mobilité. Vélo, marche, trottinette... Ces solutions alternatives ont séduit certains usagers. 
TÉMOIGNAGE

Au 47eme jour de la mobilisation contre la réforme des retraites, l’amélioration est nette sur les rails et dans les transports en commun parisien. La grève est suspendue. Lundi, la RATP annonce seulement cinq lignes encore perturbées, avec notamment la ligne 13 fermée une partie de la journée. Durant ces dernières semaines de paralysie, de nombreux usagers ont trouvé des solutions de repli pour se déplacer. Des mobilités douces comme le vélo, la marche ou la trottinette. Mais à l'heure où la grève est en suspens, ces habitudes de transports vont-elles rester ?

Le vélo ou la marche adoptés 

Le vélo d’Anne-Sophie est devenu son meilleur allié. Elle l’a récupéré chez ses parents il y a deux semaines, et la relation est partie pour durer. La jeune femme a même procédé à quelques améliorations. "C’est un vélo de ville : j'ai rajouté une sonnette, de quoi mettre le portable pour le GPS". Une nouvelle façon de se déplacer qu’elle a rapidement adoptée. "Le déclic c’était qu'il n'y avait pas de transports et mes patrons demandaient de venir par tous les moyens au bureau. Le télétravail n'était plus possible", raconte la Francilienne. "Franchement c’est top ! Pour les petits trajets c’est hyper pratique."

D'autres ont privilégié la marche. Aucune mauvaise surprise et un bon moyen de rester en forme. "Dès que la grève a commencé je me suis dit que j'allais y aller à pied", explique Ewan, lycéen en première. "Au moins c’est sûr, il n'y a pas de retard si l'on part à l’heure. Franchement, ce n'est pas un calvaire, on s’est habitué."

Certains resteront quand même fidèles au passe Navigo, les autres solutions de remplacement devenant trop coûteuses. Erwan, jeune garçon de 14 ans, va ainsi arrêter la trottinette électrique. "Je ne veux plus les prendre, je trouve que c’est un peu cher. Cela m’a coûté à peu près 50 euros dans le mois", explique-t-til. Comme lui, des milliers de franciliens retrouveront lundi les couloirs du métro et du RER.