Coronavirus : a-t-on plus de risques de tomber malade dans un parc ou à l'intérieur ?

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Les parcs sont toujours fermés en zone rouge. 1:27
Les parcs sont toujours fermés en zone rouge. © ERIC PIERMONT / AFP
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De plus en plus de voix s’élèvent pour demander la réouverture des parcs en zone rouge, alors que les beaux jours ont refait leur apparition. Le docteur Jimmy Mohamed s’y montre favorable et estime qu’il y a davantage de risques de contracter le coronavirus dans "des appartements confinés".
INTERVIEW

Avec le retour des beaux jours, de nombreux Français aimeraient profiter du soleil dans les parcs. Mais en zone rouge, comme à Paris, dans l’Est ou dans le Nord, ils restent toujours fermés, conformément aux dispositions prises par le gouvernement depuis le début du confinement. Pourtant, la polémique enfle ces derniers jours. De nombreuses voix s’élèvent, comme celle de la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour réclamer la réouverture des parcs en zone rouge, notamment dans les grandes villes.

Mais est-ce bien raisonnable, alors que le coronavirus continue de circuler ? Le docteur Jimmy Mohamed s’y montre favorable, et a expliqué pourquoi vendredi soir sur Europe 1.

"Les chances d’attraper le virus à l’air libre sont quasiment nulles"

"On pouvait se poser la question d’un déconfinement progressif, et ne pas rouvrir tout de suite les parcs pour ne pas envoyer un mauvais signal, alors que le virus était encore à nos portes", commence le docteur. "Mais je pense qu’il y a plus de risques d’être dans des appartements confinés que dans des espaces extérieurs, surtout en cette période de l’année où on a envie de profiter un petit peu", assure-t-il.

Jimmy Mohamed estime qu’il est désormais possible d’avoir "un peu de recul" sur la situation sanitaire, plus de dix jours après le début du déconfinement. "Pour l’instant les choses semblent s’améliorer. Deux arguments penchent en faveur de la réouverture des parcs. Le virologue allemand qui a co-découvert le Sras en 2003 dit que les chances d’attraper le coronavirus ou un virus respiratoire à l’air libre sont quasiment nulles", relève-t-il.

"Tous les clusters sont survenus dans des lieux clos"

"Deuxième élément : tous les clusters sont survenus dans des lieux clos, où la distanciation physique n’est pas possible. Quant au port du masque, pourquoi en porter un dans un parc et pas en marchant ? Je suis un peu perplexe. En revanche, s'il y a des réunions avec 10-15 personnes autour, là il faudrait peut-être porter un masque", précise Jimmy Mohamed.