Epidémie de coronavirus : à quoi va servir l'opération "Résilience" ?

, modifié à
  • A
  • A
L'opération vise à coordonner les moyens militaires engagés dans la lutte contre l'épidémie. 1:25
L'opération vise à coordonner les moyens militaires engagés dans la lutte contre l'épidémie. © SEBASTIEN BOZON / AFP
Partagez sur :
Emmanuel Macron a annoncé mercredi à Mulhouse le lancement d'une opération militaire baptisée "Résilience". Elle mobilisera les forces armées pour aider la population à lutter contre l'épidémie de coronavirus, à l'approche de l'afflux de patients qui se profile.

Mercredi, le président de la République a annoncé le lancement d'une opération militaire pour venir en aide aux populations confrontées à l'épidémie de coronavirus. Cette opération baptisée "Résilience", distincte de l'opération "Sentinelle" contre le terrorisme, "sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien aux populations, ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie, en métropole et en Outre-mer", a affirmé le chef de l’État. On vous en dit un peu plus sur les raisons et ambitions de cette opération.

L’idée de l’opération "Résilience" est de coordonner l’ensemble des moyens militaires engagés dans la lutte contre le coronavirus : d'abord tout ce qui existe déjà, le déploiement du centre de réanimation de Mulhouse, les transports aériens médicalisés pour les malades en détresse ou l’évacuation des patients de Corse vers le continent, à bord du porte-hélicoptère "Tonnerre".

Deux bâtiments de guerre équipés de plateformes hospitalières

Tout cela va se poursuivre mais va être renforcé par de nouvelles initiatives, dont la plus emblématique est sans doute l’envoi de deux autres bâtiments porte-hélicoptères vers les territoires d’Outre-mer. Le "Mistral", qui était en manœuvre dans l’océan indien, va rallier l’île de la Réunion et Mayotte, et le "Dixmude" quitte la méditerranée orientale pour rejoindre les Antilles avec la possibilité d’agir en Guyane.

Cela va grandement renforcer les capacités médicales sur place, car à bord de ces bâtiments de guerre sont installées des plateformes hospitalières très performantes : deux blocs opératoires, une salle de radiologie, un scanner, et 69 lits dont 50 équipés pour des soins intensifs. Des capacités comparables à celles d’un hôpital d’une ville de 25.000 habitants.

Europe 1
Par Didier François, avec AFP, édité par Séverine Mermilliod