Enfants en danger : un clip pour "dire que la maltraitance se situe dans tous les milieux"

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Violaine Blain, directrice générale du Groupement d'intérêt public de l'enfance en danger, détaille sur Europe 1 la campagne de prévention contre les maltraitances aux enfants que le gouvernement lance mardi soir.
INTERVIEW

Mardi soir, juste avant le journal de 20 heures sur France 2, sera diffusé un clip choc. Quelques minutes d'images faites pour marquer le téléspectateur et l'inciter à ouvrir les yeux, afin de mieux détecter les enfants en danger. À l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, cette vidéo, financée par le gouvernement, prendra la place de la tranche de publicités qui précède habituellement le journal du soir pour inviter les témoins de maltraitances contre des enfants à mieux agir.

Un sujet qui concerne tous les milieux. "C'est une façon de dire que la question de la maltraitance se situe dans tous les milieux sociaux", explique au micro de Raphaëlle Duchemin, sur Europe 1, Violaine Blain, la directrice générale du Groupement d'intérêt public de l'enfance en danger. "On verra [dans le clip, ndlr] différents types de logements à différentes heures du jour et de la nuit. [La maltraitance] est parmi nous, on ne la voit pas forcément comme on devrait, et on jette un voile sur ces questions", déplore-t-elle.

L'entourage, au premier rang. "La majeure partie de nos appels, c’est la famille proche, quelque fois même des parents qui peuvent être en difficultés avec leurs enfants", souligne celle qui est aussi responsable du 119, le numéro du Service national d’accueil téléphonique pour l’enfance en danger. L'objectif du clip est pourtant d'agir sur les voisins qui peuvent aussi donner l'alerter en cas de violences. "30% de nos appels sont faits par les voisins, par l'entourage et par les professionnels, comme des assistantes maternelles et des puéricultrices de crèche", détaille-t-elle.

Se tourner vers un professionnel au moindre doute. "C'est vraiment l'affaire de tous, c'est un acte citoyen que d'aller vers un enfant, qui est un être vulnérable, pour le protéger", martèle Violaine Blain. "Il y a des dispositifs, comme le 119, où l'on a des professionnels dont c'est le métier de venir en aide si vous avez un doute. Il ne faut pas laisser les choses en l'état, il ne faut pas hésiter à appeler", enjoint-elle.