Maltraitance : 6 enfants sur 10 repérés par le 119 inconnus des services sociaux

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L'an passé, plus 3.600 appels traités par Allô enfance danger provenaient d'un voisin (image d'illustration).
L'an passé, plus 3.600 appels traités par Allô enfance danger provenaient d'un voisin (image d'illustration). © MLADEN ANTONOV / AFP
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17.328 appel ont fait l'objet d'une aide immédiate (conseils, soutien, orientation) d'un des 45 écoutants qui se relaient 24h/24. 

Le numéro d'urgence 119 a traité en 2016 près de 33.000 appels d'enfants en danger ou de leurs proches. Et dans six remontées aux services sociaux sur dix, la victime n'était pas connue pour maltraitance. Quelque 32.000 enfants ont été repérés : 47,8% de filles et 46,8% de garçons (5,4% de sexe indéterminé) dont la moyenne d'âge est de 8,5 ans.

469.966 appels en 2016. Lancé en janvier 1990 pour participer à la prévention des mauvais traitements des mineurs, le numéro gratuit Allô enfance en danger a reçu 469.966 appels en 2016, dont 32.766 ont donné lieu à un traitement, soit environ 90 par jour, indique lundi le bulletin 2016 du Service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger (Snated). Dans le détail, 17.328 ont fait l'objet d'une aide immédiate (conseils, soutien, orientation) d'un des 45 écoutants qui se relaient 24H/24, et 15.438 ont donné lieu à une "information préoccupante", c'est-à-dire, en plus d'une aide, à un compte-rendu adressé à la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip) du département de résidence de l'enfant.

Mission essentielle de "dépistage des situations". Ainsi, environ un appel traité sur deux (47,1%) a fait l'objet d'un signalement. "Près de 60% des situations n'étaient pas connues pour fait de maltraitance" par les services sociaux départementaux, souligne dans ce bulletin Hermeline Malherbe, présidente du Groupement d'intérêt public Enfance en danger (Giped), insistant sur la mission de "dépistage des situations". 11% des appelants étaient les enfants concernés, quatre sur dix des membres de la famille (mère, père, frère ou sœur, grand-parent...). L'an passé, plus 3.600 appels traités provenaient d'un voisin, 65 d'un gendarme ou policier.